Coup de théâtre à l’ONU : Belgique et Rwanda se remettent ensemble, mais Bruxelles n’a pas oublié Kinshasa !

C’est officiel ! Après 18 mois de tensions diplomatiques, Bruxelles et Kigali ont fumé le calumet de la paix. La rupture était totale depuis mars 2025. Kigali avait claqué la porte, accusant la Belgique de se positionner du côté de Kinshasa, dans la guerre de l’Est. Ce mardi 22 septembre 2026, en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU, le divorce est annulé. Un communiqué conjoint vient sceller la réconciliation.

« Cette décision intervient à la suite d’une série de rencontres et contacts informels tenus ces derniers mois entre les deux ministres des affaires étrangères, au cours desquels plusieurs points de divergence et d’incompréhension ont pu être abordés dans un esprit constructif », indique le texte signé par Maxime Prévot et Olivier Nduhungirehe.

Les deux pays remercient le Qatar pour sa discrète médiation et annoncent la réouverture, « dans un délai rapproché », de leurs ambassades respectives.

Les deux capitales promettent aussi de maintenir « un dialogue ouvert, franc et transparent dont ils soulignent la nécessité afin de traiter tout différend bilatéral et de discuter de positions divergentes et des désaccords qui perdurent sur des questions internationales ».

Mais attention, Bruxelles pose ses conditions

Se remettre ensemble ne veut pas dire que Bruxelles a changé. C’est le message clair envoyé par le chef de la diplomatie belge.

Au moment même où il scelle la paix avec Kigali, Maxime Prévot jure sa fidélité à Kinshasa. Sur X, il lâche une phrase qui fait déjà le tour de la RDC : « Je continuerai pour ma part à défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC. »

Un rappel cinglant. La Belgique n’oublie pas que c’est elle qui, la première en Europe, avait dénoncé le soutien du Rwanda à l’AFC/M23 et réclamé des sanctions pour violation de la souveraineté congolaise.

La question est maintenant sur toutes les lèvres : comment Bruxelles va-t-elle gérer ce double jeu ? Comment être l’amie de Kigali sans trahir Kinshasa ?

L’ancienne puissance coloniale marche désormais sur un fil. Très fin.

Charlotte MUKANGA

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