Le conflit ouvert entre le ministre provincial de l’Éducation, Justin Molapi Iyolo, et la représentation des enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1 a connu un dénouement politique au niveau provincial.
À la suite d’une audition organisée vendredi au siège de l’organe délibérant, les députés ont exigé l’annulation pure et simple de l’arrêté ministériel ayant prononcé la dissolution du comité provisoire de l’intersyndicale, un acte d’autorité pris en pleine période de débrayage dans les écoles.
Les membres de l’Assemblée provinciale ont rejeté la démarche ministérielle en affirmant que le gouvernement provincial ne possède aucune prérogative de tutelle ni aucun pouvoir de sanction sur les structures syndicales des enseignants.
Le rapporteur de l’institution, Malachie Mpia Bokona, a précisé les motifs de cet arbitrage lors d’un entretien accordé au journaliste Jean-Montomissa. Personne n’a de pouvoir sur personne et cette décision administrative a manqué de fondement légal, a-t-il déclaré pour justifier la demande de retrait intégral d’un arrêté qui a contribué à prolonger la grève jusqu’à atteindre un mois et demi d’arrêt des cours.
Afin d’extirper les causes profondes de cette crise sociale et d’obtenir le règlement des litiges de paie, l’Assemblée provinciale a préconisé l’envoi d’une mission conjointe dans la capitale.
Des représentants du bureau délibérant, des délégués syndicaux et le ministre provincial de l’Éducation doivent se rendre à Kinshasa pour faire valoir les droits des enseignants auprès du gouvernement central, tout en exhortant l’ensemble des acteurs provinciaux à faire preuve de retenue pendant la conduite des démarches.
C. K. L.
