Le recul constant du niveau des écoliers en Afrique francophone a été révélé par une vaste enquête menée sur une décennie dans seize pays.
Cette recherche a démontré que la majorité des élèves ont achevé leur cycle primaire sans maîtriser les notions fondamentales. Les conclusions présentées par la Conférence des ministres de l’Éducation ont souligné que les difficultés ne se sont pas atténuées avec le temps mais se sont plutôt aggravées.
Interrogé sur les causes de cette dégradation, le secrétaire général de la Confemen, Abdelrahman Baba Moussa, a pointé du doigt les insuffisances budgétaires. Il a indiqué que les États africains n’ont pas respecté les minimums de financement exigés par les instances internationales. Il a déclaré à ce sujet :
« Quand on regarde les chiffres qui sont par la communauté internationale en matière de financement, peu de pays concernés respectent ces chiffres, ce minimum. »
Le rapport a également mis en relief de profondes disparités entre les villes et les campagnes. Les zones les plus vulnérables ont subi un manque cruel d’infrastructures et de personnel qualifié, conduisant de nombreux intervenants à officier sans formation préalable.
Les spécialistes ont ainsi exhorté les gouvernements à réorienter leurs investissements pour garantir un avenir meilleur à la jeunesse du continent.
C. K. L.
