Sud-Kivu : reddition de combattants AFC-M23 et dénonciation d’un massacre à Walungu

Trois rebelles déposent les armes à Kashie

Le secteur opérationnel Sukola 2 Nord au Sud-Kivu a annoncé, le 25 mars 2026, la reddition de trois combattants issus de la coalition AFC-M23/RDF. Ces derniers se sont présentés aux forces loyalistes dans la localité de Kashie, en possession de trois armes de type AK-47.

Selon des sources militaires, ces redditions traduisent un état de lassitude et de désillusion croissant au sein des rangs rebelles, marqué notamment par des conditions de vie difficiles, des promesses non tenues et une instrumentalisation des combattants.

Un signal de résilience des forces loyalistes

Pour le commandement de Sukola 2, ces défections constituent un indicateur fort de la résilience des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), engagées sur plusieurs lignes de front.

Malgré un contexte sécuritaire tendu et la poursuite d’attaques qualifiées de  » terroristes  » par l’armée, les FARDC affirment maintenir le cap en respectant les engagements liés aux initiatives diplomatiques en cours.

Les autorités militaires appellent, par ailleurs, d’autres combattants à se rendre, garantissant l’absence de représailles.

Un massacre dénoncé dans le territoire de Walungu

Dans un autre registre, le commandement militaire a vivement dénoncé le massacre de treize creuseurs artisanaux survenu dans la nuit du 23 au 24 mars 2026 dans le carré minier de Karembo, situé dans le groupement Tubimbi, chefferie de Ngweshe, territoire de Walungu.
Selon l’armée, ces exactions seraient attribuées à la coalition AFC-M23/RDF, accusée d’avoir attaqué ces civils après avoir exigé des paiements illégaux.

Exactions contre les populations civiles

Outre ce massacre, les forces loyalistes signalent également des actes de pillage, de torture et de destruction d’activités agricoles dans la même zone.
Ces violences, selon le communiqué, plongent davantage les populations civiles dans la précarité et la peur.

Le commandement militaire s’interroge sur les objectifs réels des groupes armés, dénonçant des actes contraires aux discours de  » libération  » avancés par ces derniers.

Une condamnation ferme des crimes présumés

Le commandant du secteur opérationnel Sukola 2 Nord Sud-Kivu, le colonel Kisembo Isingoma Benjamin, a condamné  » avec la dernière énergie  » ces actes qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Il a, en outre, exprimé la solidarité des forces armées envers les populations affectées, réaffirmant l’engagement de l’armée à assurer leur protection, « jusqu’au sacrifice suprême « .

Une situation sécuritaire toujours préoccupante

Alors que les initiatives diplomatiques se poursuivent, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure volatile. Entre redditions ponctuelles et violences persistantes contre les civils, les défis restent nombreux pour le rétablissement d’une paix durable dans la région.

Joël Ekutshu

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