Sud-Kivu : plus de 500 000 déplacés dont 100 000 enfants en deux semaines, alerte l’UNICEF

La situation sécuritaire au Sud-Kivu continue de se détériorer rapidement, provoquant un exode massif des populations civiles. Selon un communiqué publié par l’UNICEF, plus de 500 000 personnes, dont plus de 100 000 enfants, ont été contraintes de fuir depuis le 1er décembre, en raison des combats menés par la rébellion de l’AFC/M23. Les familles se déplacent à l’intérieur du pays, mais également vers le Burundi et le Rwanda, cherchant un refuge face aux violences persistantes.

L’occupation récente de la ville d’Uvira par l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, aggrave la situation et menace la stabilité dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. « Depuis le 1er décembre, des combats intenses ont déplacé plus de 500 000 personnes, dont plus de 100 000 enfants rien qu’à l’intérieur du Sud-Kivu », précise le communiqué. Des centaines de civils ont été tués, et plusieurs écoles ont été touchées par les affrontements, entraînant la mort de quatre élèves et des blessures pour six autres.

L’UNICEF alerte sur la vulnérabilité particulière des enfants dans ce contexte, exposés à des risques accrus de séparation familiale, d’exploitation, de violence et de détresse psychologique. L’agence onusienne souligne également l’arrivée massive de réfugiés au Burundi entre le 6 et le 11 décembre, où plus de 50 000 personnes ont été recensées, dont près de la moitié sont des enfants, plusieurs présentant des blessures liées au conflit et certains étant non accompagnés.

Face à cette crise humanitaire, l’UNICEF travaille avec les autorités congolaises et burundaises, ainsi qu’avec ses partenaires internationaux, pour mobiliser une assistance urgente centrée sur les enfants. L’agence insiste sur la nécessité de protéger les populations civiles et de garantir que « les enfants ne doivent jamais payer le prix du conflit », appelant à une coordination renforcée pour fournir aide, sécurité et soutien psychologique aux victimes de cette escalade dans l’Est de la RDC.

Cedrick Katay

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