La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) atteint un niveau critique. Alors que les combats s’intensifient autour de la ville de Goma, des attaques armées ont visé plusieurs établissements de santé, plongeant les populations civiles dans une détresse encore plus grande.

Selon un communiqué officiel du Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale parvenu à Congomarketnews.com ce mardi 04 mars, des hommes armés ont pris d’assaut, à deux reprises, les hôpitaux Heal Africa et CBCA Ndosho dans la nuit du 28 février au 1er mars, puis du 2 au 3 mars 2025. Des sources locales accusent des éléments de l’armée rwandaise d’être derrière ces incursions nocturnes, marquées par des actes d’intimidation et des enlèvements de plusieurs gardes malades.

Un acte de guerre contre les infrastructures sanitaires
Ces attaques contre des hôpitaux en plein conflit constituent une grave violation du droit international humanitaire, notamment des Conventions de Genève qui garantissent la protection des structures médicales en temps de guerre. Le Ministère de la Santé a fermement condamné ces actes, dénonçant une « atteinte inacceptable à la dignité humaine ».
« Il est inconcevable que des établissements de santé, lieux de refuge et de soins pour les blessés et les malades, deviennent des cibles militaires. Ces actes barbares ne resteront pas impunis », insiste le communiqué officiel.
L’insécurité qui règne à Goma rend déjà l’accès aux soins extrêmement difficile pour la population. L’attaque des hôpitaux aggrave une crise sanitaire et humanitaire déjà préoccupante, alors que des milliers de déplacés affluent vers la ville, fuyant les affrontements entre l’armée congolaise et les groupes armés actifs dans la région.
Appel à des mesures urgentes
Face à cette recrudescence de violences ciblant les structures de santé, le Ministère de la Santé appelle à une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs de ces exactions et de les traduire en justice. Il exhorte également la communauté nationale et internationale à se mobiliser pour assurer la protection des infrastructures médicales et des civils.
Le gouvernement congolais, de son côté, réaffirme sa détermination à restaurer la sécurité à Goma et dans toute la province du Nord-Kivu. Cependant, les populations locales, de plus en plus prises au piège de cette spirale de violence, s’interrogent sur la capacité des autorités à garantir leur sécurité face à la menace grandissante des groupes armés.
Alors que les hostilités se poursuivent, la protection des structures sanitaires devient un enjeu majeur pour éviter un effondrement total du système de santé dans cette région meurtrie. L’inaction face à ces crimes ne ferait qu’aggraver une situation déjà alarmante.
Cedrick Katay Kalombo
