SUD-UBANGI : zongo coupée du monde, la RN 23 plonge la ville dans le noir

Zongo menacée de pénurie à cause de l’état catastrophique de la Gemena-Zongo. En pleine saison des pluies, la Nationale 23 est devenue quasi impraticable et coupe la ville frontalière de son principal grenier.

C’est la route de la survie pour Zongo, et elle est en train de lâcher. La Route Nationale n°23, les 260 kilomètres qui relient Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, à Zongo, ville frontalière avec la République Centrafricaine, est au bord de l’effondrement.

Une route stratégique devenue piège à boue

En cette pleine saison des pluies, l’axe est dans un état de délabrement avancé. Plusieurs tronçons sont embourbés, défoncés, parfois coupés. Les véhicules, surtout les poids lourds, s’enlisent pendant des heures, voire des jours.

Résultat : la circulation des personnes et des marchandises est au ralenti, quand elle n’est pas tout simplement à l’arrêt. La RN23 ne joue plus son rôle de colonne vertébrale de la province.

Zongo, une ville dépendante et sous pression

Toute la difficulté est là. Zongo dépend en grande partie de Gemena pour son ravitaillement en produits de première nécessité : riz, huile, sucre, médicaments, carburant.

Avec les retards d’acheminement, les premiers effets se font déjà sentir sur les marchés. Les commerçants redoutent une flambée des prix et, pire, une rupture de stock sur certains produits essentiels si la situation perdure.

Au-delà de l’économie, c’est le quotidien des milliers d’habitants de cette ville frontalière qui est directement menacé.

L’appel urgent aux autorités

Face à cette situation qui vire à l’urgence humanitaire et économique, la population et les opérateurs économiques lancent un SOS.

L’heure n’est plus aux promesses, mais à une intervention d’urgence pour la réhabilitation de la RN23. Réparer cette route, c’est désenclaver Zongo, sécuriser son approvisionnement et maintenir l’activité économique de tout le Sud-Ubangi.

La question qui reste sur toutes les lèvres à Zongo est simple : faudra-t-il attendre une pénurie totale pour que cette route nationale soit enfin prise en charge ?

Mardochée Munsi

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