L’alerte est lancée par le Conseil communal de la jeunesse de Goma. Dans la soirée du 31 octobre 2026, plusieurs jeunes du quartier Kyeshero ont été interpellés par des éléments de la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) lors d’un contrôle d’identité. Accusés à tort ou à raison d’affiliation aux milices Wazalendo, ils ont été conduits puis détenus dans l’enclos de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu.
Selon les dénonciations de la structure juvénile, les personnes interpellées sont entassées dans des conteneurs au sein du complexe provincial, dans des conditions inhumaines. Elles feraient face à une menace de transfert imminent vers le Mont Goma ou la prison de Munzenze.
Le Conseil communal de la jeunesse exprime de vives inquiétudes quant à leur sort, évoquant des risques élevés d’exécutions sommaires ou d’enrôlement forcé au sein des rangs rebelles.
Cette série d’interpellations s’inscrirait dans une vague plus large d’arrestations ciblées. Plus tôt dans la matinée du même jour, une dizaine d’autres jeunes ont été arrêtés pour des motifs non précisés, puis acheminés vers la résidence de l’ancien député Édouard Mwangachuchu, située dans le quartier Katindo.
Face à la multiplication des enlèvements et des cas de disparitions forcées signalés à travers divers quartiers du chef-lieu du Nord-Kivu, la jeunesse locale exige la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues. Elle appelle la MONUSCO, les parties au conflit et les organismes internationaux à intervenir d’urgence pour faire respecter le droit international humanitaire afin d’assurer la protection des populations civiles.
C. K. L.
