Trente nouveaux ressortissants chinois en situation irrégulière ont été expulsés du territoire congolais par la Direction générale de migration (DGM), vendredi 23 octobre 2026. Cette nouvelle vague de départs forcés s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de contrôle migratoire menée dans le Grand Katanga, remettant sous les projecteurs la gestion des flux migratoires dans cette région à forte activité minière.
Interpellées à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba et véritable pôle d’attraction pour les travailleurs étrangers, ces trente personnes ont été embarquées depuis l’aéroport international de la Luano, à Lubumbashi, à bord d’un vol de la compagnie Ethiopian Airlines à destination de la Chine.
Cette mesure constitue le deuxième volet d’une série de contrôles renforcés. Quelques jours plus tôt, du 15 au 18 octobre, les services de la DGM avaient déjà procédé au renvoi de 114 ressortissants étrangers, parmi lesquels figurent des citoyens chinois et philippins interceptés à Kolwezi et Lubumbashi pour diverses infractions administratives liées à leur séjour.
Dans des provinces où les investissements extractifs attirent une importante main-d’œuvre internationale, le respect des autorisations de séjour et de travail demeure une préoccupation majeure. La société civile de Kolwezi a d’ailleurs invité les autorités à examiner la responsabilité des entreprises locales et étrangères qui hébergent ou emploient ces travailleurs en situation illégale.
Le principal défi des autorités congolaises consiste désormais à pérenniser ces actions de contrôle afin d’assurer un suivi administratif rigoureux. L’enjeu est d’inscrire les activités économiques des opérateurs étrangers dans un cadre strict et conforme à la législation nationale. Pour l’heure, la DGM n’a pas précisé la nature exacte des irrégularités reprochées aux 30 ressortissants reconduits à la frontière.
Mardochée Munsi
