La protection des enfants contre les violations facilitées par les technologies numériques a fait l’objet d’un plaidoyer pressant adressé au gouvernement congolais par l’organisation non gouvernementale ONGPEDH.
L’adoption le 19 octobre 2026 de la résolution 28-32 par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a suscité une vive réaction de la part des acteurs de la société civile dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon le coordinateur de l’organisation de défense des droits humains, Kambale Nguka Patrick, les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie instantanée ont été de plus en plus détournés par les groupes armés à des fins de recrutement, de manipulation et d’exploitation des mineurs dans les zones affectées par les conflits.
Les responsables de la structure ont tiré la sonnette d’alarme sur l’émergence de nouveaux risques numériques touchant particulièrement les jeunes filles.
Lors de son intervention, Kambale Nguka Patrick a affirmé que les mineures ont été confrontées au harcèlement en ligne, au chantage, à la diffusion non consentie de contenus intimes ainsi qu’au recrutement virtuel. Il a souligné que ces abus ont provoqué de graves traumatismes psychologiques, une perte de confiance en soi et de nombreuses interruptions de scolarité chez les victimes.
Devant cette menace grandissante, l’organisation a exhorté l’UNICEF ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers à soutenir la vulgarisation des textes juridiques protecteurs. Les défenseurs des droits de l’homme ont rappelé que l’application effective de la nouvelle résolution de l’ONU constitue un levier indispensable pour renforcer les mécanismes nationaux de protection de l’enfance en période de crise sécuritaire.
C. K. L.
