La taxe sur la valeur ajoutée fait l’objet d’une vaste campagne de contrôle menée par la direction générale des impôts à Kinshasa pour enrayer une fraude généralisée orchestrée par certains opérateurs économiques.
Face à la persistance des pratiques illégales constatées dans les milieux commerciaux, le gouvernement congolais a décidé de réagir vigoureusement. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a initié une réforme majeure basée sur l’instauration de la facture normalisée.
Ce dispositif électronique, directement connecté à un serveur public, permet de sécuriser la collecte des recettes. Les premiers contrôles sur le terrain ont débuté sous la houlette du directeur général des impôts, Barnabé Mwakadi Momba, qui a constaté des irrégularités flagrantes dans plusieurs enseignes et établissements hôteliers de la capitale.
Lors des descentes musclées dans les hôtels et les supermarchés, les équipes de contrôle ont découvert des systèmes de facturation parallèles non conformes. Indigné par ces manquements, le patron de la régie financière a dénoncé publiquement l’attitude des contrevenants. Il a déclaré que les fraudeurs détournent l’argent public destiné au bien commun. Selon ses propos rapportés lors de l’opération, le directeur général a affirmé :
« Vous entrez, on fait l’argent de l’État. C’est l’argent des consommateurs qui est pour bouffer. Ce n’est pas correct. En tout cas, vous aurez des amendes. »
Les enquêtes ont également mis en lumière la fuite de certains responsables d’établissements à l’arrivée des inspecteurs.
Qualifiant cette situation de véritable rébellion fiscale au cœur de la nation, les autorités ont rappelé que les fonds issus de cet impôt doivent impérativement financer le développement de la République démocratique du Congo.
Pour amplifier cette dynamique de transparence et encourager la participation citoyenne, le gouvernement a mis en place une application mobile innovante. Cet outil permet désormais aux consommateurs de vérifier l’authenticité de leurs factures et de signaler les anomalies tout en bénéficiant d’une récompense financière en cas de signalement avéré.
C. K. L.
