La vaccination du personnel de première ligne face à l’épidémie d’Ebola s’intensifie dans l’est de la République démocratique du Congo. Près de 900 personnes ont déjà reçu une dose dans le cadre de l’étude Bravo, un essai clinique coordonné par Médecins Sans Frontières pour évaluer l’efficacité d’un vaccin contre la souche Bundibugyo.
Face à la recrudescence de la souche Bundibugyo du virus Ebola, qui a comptabilisé près de 8 700 cas confirmés et 4 200 décès sur une période de six mois selon les équipes de riposte , la réponse sanitaire s’organise sur le terrain.
En l’absence de vaccin spécifique homologué contre cette souche particulière, l’étude clinique Bravo, pilotée par Médecins Sans Frontières (MSF), teste l’efficacité du vaccin Ervebo (initialement homologué contre la souche Zaïre).
Lancée le 19 septembre dernier dans les zones de santé de Bunia et de Rwampara en Ituri, ainsi qu’au Nord-Kivu, cette recherche vise à immuniser 20 000 agents de première ligne, incluant notamment les femmes enceintes.
Un suivi rigoureux des participants
À ce jour, ce sont précisément 857 personnes qui ont été vaccinées, selon les précisions apportées par le docteur Youssouf Kaboré, investigateur principal de l’équipe Bravo. La participation à cette campagne demeure strictement volontaire et s’accompagne d’un protocole de suivi rigoureux.
« Actuellement, nous avons 857 personnes qui ont été vaccinées. Ce sont les personnes de première ligne qui sont concernées », a souligné le docteur Youssouf Kaboré au micro d’Isaac Rémo.
Concernant le protocole appliqué aux femmes enceintes engagées dans l’étude, l’investigateur a indiqué que le suivi se prolongeait jusqu’à l’accouchement :
« Chaque mois, on va l’appeler pour lui demander depuis la vaccination, quels sont les événements sur le plan santé qui se sont produits. »
Une mesure complémentaire aux actions de prévention
Tout en saluant les progrès de cette campagne vaccinale, MSF tient à rappeler que l’étude Bravo ne se substitue en aucun cas aux autres piliers indispensables de la riposte sanitaire. La prévention des infections, la surveillance épidémiologique rigoureuse et la sensibilisation communautaire de proximité, relayées activement dans les structures de santé de la région, restent des priorités absolues pour endiguer la propagation du virus.
C. K. L.
