La situation sécuritaire dans le territoire de Kwamouth, au cœur de la province du Maï-Ndombe et du Grand Bandundu, demeure au centre des préoccupations majeures des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Malgré une accalmie globale constatée dans plusieurs zones du secteur et l’adhésion affichée de certains chefs de la milice Mobondo au processus de paix, la résurgence de poches de violence contraint le commandement militaire à afficher une fermeté sans équivoque : les démarches de désarmement ne serviront en aucun cas de couverture au maintien d’un pouvoir parallèle.
Sur le terrain, la coexistence entre les engagements de paix et la réalité des actes de violence devient insoutenable pour les forces de défense. L’armée rappelle avec sévérité aux responsables Mobondo engagés dans le processus de reddition que la main tendue de l’État implique un respect strict des engagements souscrits.
Pour l’état-major, la démarche de désarmement ne saurait être dévoyée ni transformée en stratégie de repositionnement tactique visant à perpétuer des exactions ou à instaurer un contrôle illégal sur les populations locales.
Face à ces poches de résistance, les FARDC déploient une stratégie combinant fermeté opérationnelle, sensibilisation communautaire et prévention proactive afin d’éviter l’embasement de nouveaux affrontements armés.
Les autorités militaires mettent catégoriquement en garde les acteurs locaux et politiques contre toute tentative d’exploitation ou de politisation des différends communautaires. La résolution de cette crise sécuritaire exige le rétablissement exclusif de l’autorité de l’État et la neutralisation de toute forme de manipulation politique au détriment de la cohésion sociale.
Si l’accalmie gagne progressivement du terrain dans le Grand Bandundu, la persistance d’actes criminels isolés à Kwamouth remet en question la viabilité à long terme des mécanismes actuels de désarmement.
La consolidation de la paix et la protection des civils exigent désormais des mesures concrètes, rapides et sans concession. L’armée réaffirme que la fin de la crise ne passera que par le dépôt effectif des armes, la reddition inconditionnelle des derniers insurgés et le retour permanent de la légalité républicaine dans l’ensemble des localités touchées
Mardochée Munsi
