Droit de réponse du Ministère des PT : Clarifications face aux accusations de Congomarketnews.com contre José Mpanda Kabangu

Suite à un article de Congomarketnews.com critiquant l’action du ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, son Cabinet recadre les faits et dénonce le manque de confrontation préalable des informations. Entre la restructuration du RASCOM pour mettre fin aux cas d’agents fictifs, la coopération avec l’ARPTC et les avancées diplomatiques ou structurelles majeures (retour à l’UPU, rapatriement du siège de l’UAT, dotation du FDSU, formation de la DANTIC-AP), le Ministère dresse un bilan d’action concret face à des problèmes d’infrastructures hérités.

Ci-dessous, l’intégralité de la mise au point du cabinet :

DROIT DE REPONSE DU MINISTERE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS FACE AUX FAUSSES ACCUSATIONS DE CONGOMARKETNEWS.COM CONTRE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE JOSE MPANDA KABANGU


A Monsieur le directeur de publication de
Congomarketnews.com à Kinshasa
Monsieur le directeur de publication,
Le Cabinet de Son Excellence Monsieur le Ministre des Postes et Télécommunications, Me José MPANDA KABANGU a lu avec étonnement, ce lundi 05 octobre, un article de votre média en ligne intitulé « José Mpanda aux Télécoms en RDC : Beaucoup de bruit sur les ondes, toujours rien sur le terrain » rédigé par le journaliste qui a préféré le signer avec des initiales « C.K.L. » et publié ce même lundi 05 octobre 2026.


Dans cet article, l’auteur allègue des faits inexacts qui, s’il avait pris soin d’approcher la Cellule de communication et presse du Ministère des Postes et Télécommunications dont le responsable et patron de Congomarketnews.com connait parfaitement l’animateur, il aurait été éclairé sans ambages sur ces détractations dont le ministre est victime.


Malheureusement, il a failli à cette exigence de la déontologie journalistique de confronter les versions. N’empêche, le Cabinet du ministère des Postes et Télécommunications apporte les éclaircissements ci-après, non seulement pour votre rédaction, mais aussi pour l’opinion en général intéressée au secteur des télécommunications :

Du parcours ministériel de Me José MPANDA KABANGU

L’auteur affirme que de « son passage à la Recherche scientifique à l’Agriculture, et jusqu’à son installation aux Télécoms, le constat d’une partie de l’opinion publique congolaise demeure identique : partout où José Mpanda passe, les crises structurelles s’effacent derrière une accumulation de polémiques ».


Cette affirmation est maladroite et gratuite d’autant plus qu’à la Recherche scientifique, tous les agents du Secrétariat général comme ceux des centres et instituts de recherche peuvent vous confirmer le contraire. De tous les ministres de tutelle, deux ont marqué leur admiration pour avoir laissé des empreintes indélébiles : feu Me Kamanda et Me José Mpanda Kabangu.


Tout en vous épargnant toutes ses prouesses louables encore visibles jusqu’alors, par lui réalisées avec une faible quotité au budget national, nous recommandons à votre journaliste d’aller bien le vérifier au Secrétariat général de la Recherche scientifique.
Même chose à l’Agriculture où des réalisations inédites ont été faites en une année seulement de passage à ce ministère.

Dossier RASCOM

Le cabinet informe votre rédaction que le RASCOM comme le PIDEP, la COPTAC et le Portail électronique du Gouvernement, sont des STRUCTURES attachées au Cabinet du ministre des Postes et Télécommunications. Ses travailleurs ne sont pas de fonctionnaires de l’Etat pour faire une carrière. Ils sont nommés et relevés de leurs fonctions par ARRETE du ministre. Ils sont donc des contractuels.
Les agents qui font aujourd’hui beaucoup de bruits et ont induit votre journaliste en erreur, sont soit des fictifs sans aucun acte juridique de nomination (Arrêté ministériel), soit des déserteurs dont certains résidant déjà en dehors du pays, mais bénéficiant indument de l’argent du trésor public.


Si l’auteur de l’article avait le flair du métier noble qu’est le journalisme, il allait se poser la question de savoir pourquoi pas de grogne au PIDEP, COPTAC ou Portail électronique du Gouvernement, mais seulement au RASCOM ?
Ce flair allait lui permettre de découvrir comment le trésor public est saigné par ces recrutements des fictifs. A votre rédaction de faire son enquête. Mais sinon, l’ordre a été établi à RASCOM et les vrais agents sont restés et payés.

De la collaboration avec l’ARPTC et du bilan aux PT

Votre journaliste a l’intention d’opposer inutilement le ministère de tutelle à l’ARPTC alors que leurs deux responsables entretiennent une collaboration parfaite et se consultent constamment.
Homme droit et intègre ayant un franc-parler, le ministre José MPANDA n’a pas besoin de parler derrière le dos des animateurs de l’ARPTC, ni recourir au relais politique et numérique dont l’auteur de l’article évoque, si failles y a au niveau de cette structure relevant de son autorité.


S’agissant du bilan, à moins que votre journaliste habite une autre planète que la terre ou ne lise pas ses confrères, pour méconnaitre les exploits du ministre en une année seulement au Gouvernement Suminwa II.


Tenez, sur le plan international :

  • Après plus de 33 ans de privation du droit au vote et à la parole au sein de l’Union Postale Universelle (UPU), Me José MPANDA a, par son management et son lobbying, fait reprendre à la RDC ce droit ;
  • De même pour l’Union africaine des télécommunications dont le siège avait été délocalisé de Kinshasa à Nairobi au Kenya en 1992. Me José Mpanda a obtenu son rapatriement dans la capitale congolaise. Exploit qu’aucun de ses 17 prédécesseurs n’a réalisé ;
  • Me José Mpanda bataille pour que la RDC siège au Conseil de l’Administration de l’Union internationale des télécommunications (UIT) dont la conférence des plénipotentiaires va se tenir à Doha au Qatar en novembre prochain.
    Tous ces retours dans le concert des nations, vont permettre à la RDC de siéger dans les organes décisionnels de toutes ces institutions. Un exploit bien signé Me José MPANDA KABANGU.
    Sur le plan national :
  • Les opérateurs des télécommunications sont restés très longtemps en insécurité juridique et judiciaire sans licence d’exploitation convertie unifiée. En juriste aguerri ayant parfaitement compris leur inquiétude qui bloquait de nouveaux investissements, Me José MPANDA les leur a accordées ;
  • Le Secrétariat aux PTNTIC a été doté des véhicules pour la mobilité des agents et des cadres. Un première dans l’administration des PTNTIC depuis son existence ;
  • Me José MPANDA a réduit de moitié avec effet rétroactif le moratoire de 10 ans accordé aux opérateurs des télécoms en ce qui concerne l’application de l’article 40 de la loi sur les télécoms qui oblige que dans le capital social de chaque société, un pourcentage de 25% soit réservé à ceux de Congolais désireux investir dans les télécoms et 5% aux travailleurs congolais de cette société. Il coince les opérateurs pour le respect de ces dispositions légales tel que recommandé par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi ;
  • Son management et son lobbying ont fait bénéficier au FDSU des fonds pour son fonctionnement et la construction des infrastructures. Une quarantaine d’antennes (pylônes ou tours) sont en construction. Depuis la promulgation de la loi sur les télécoms en 2020, ce sont les premières infrastructures que l’Etat congolais construit. Encore une première ;
  • D’autres démarches sont entreprises pour l’acquisition d’un satellite souverain et la pose de la fibre optique ;
  • Depuis sa création en 2015 comme structure standard de l’Administration publique, la Direction des Archives et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (DANTIC-AP) dont le ministre des PT est coordonnateur, n’a jamais été véritablement opérationnelle dans tous les ministères. Me José MPANDA est en train de la valoriser. Pour ce faire, il a soumis tout récemment tous les directeurs de DANTIC-AP a une formation de renforcement de capacité animée par la firme chinoise Huawei. Bientôt ils seront équipés en outils informatiques pour bien accomplir leur mission et de conserver et numériser des archives de l’Administration publique. Une première !

Problématique de la mauvaise qualité des services des télécommunications

Votre journaliste aurait lu la loi sur les télécommunications qui pouvait l’aider à connaitre les responsabilités de chaque partie prenante dans cet écosystème des télécommunications et éviter d’indexer maladroitement le ministre. Malheureusement.


Qu’à cela ne tienne, la responsabilité de protéger les abonnés et de veiller à la bonne qualité des services des télécommunications ne revient pas au ministre, mais plutôt du régulateur. C’est lui le policier du secteur.

Le ministre sanctionne les opérateurs sur proposition du régulateur. Charger alors le ministre en ce qui concerne la mauvaise qualité des services des télécoms, est une mauvaise compréhension et analyse biaisée de la loi qui régit le secteur.


Quant au fonctionnement dudit secteur, votre journaliste et l’ensemble de Congolais doivent savoir qu’il y a trois composantes qui le constituent : le backboard, le réseau d’accès et les points d’atterrage.
Toutes les trois posent un sérieux problème d’inadéquation et ce n’est pas de la faute du ministre. C’est une situation héritée.


1. S’agissant du backboard :


Le pays a besoin d’au moins 54 mille kms de fibre optique, d’au moins 30 mille tours et d’un satellite. Malheureusement, il ne dispose pas encore d’un satellite et sa capacité en fibre optique et en antennes est en deçà de 30% du besoin exprimé.


2. Concernant le réseau d’accès :


Les opérateurs utilisent jusqu’à présent la 2G, 3G et 4G qui sont toutes saturées. Le réseau est devenu congestionné à cause de la demande explosive des services des télécommunications surtout en data. Et comme solution rapide, le régulateur devra libérer la 5G très réclamée avec persistance par les opérateurs bien avant même l’arrivée du ministre aux PT. Mais cette libération n’est jamais effective malgré les cris des opérateurs pour décongestionner la 4G très saturée. Encore une responsabilité de l’ARPTC.


3. Concernant les points d’atterrage :


Comme solution durable, il faut déployer la fibre optique et multiplier les points d’atterrage. A présent, la RDC ne dispose que de deux points d’atterrage à Muanda : Wacs de la SCPT déjà fin vie et 2Africa. Or, il en faut beaucoup à l’ouest comme à l’est pour la redondance de connectivité.


Le ministre n’a pas croisé les bras. Il se bat pour que le PTN financé par la Banque mondiale se réalise en vue de déployer 11.500Kms de fibre optique. Il se bat également pour la réalisation du projet commun avec la Tanzanie en vue de connecter la RDC à partir de l’est, précisément de Kalemie où un point d’atterrage sera érigé.
Nous estimons que si votre journaliste s’était approché du ministère des PT, il aurait eu toutes ces informations utiles pour les lecteurs de votre média en ligne.


Fait à Kinshasa, le 06 octobre 2026


Pour la Cellule de Communication
Innocent OLENGA LUMBAHEE EL TAYESE.
Charcom.












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