L’examen de la loi régissant l’organisation du référendum ravive les fractures au sein de la classe politique congolaise. Au cœur de la controverse, le député national Gaspard Ngondankoy exprime son incompréhension face au refus de l’opposition d’accompagner l’alignement du texte sur les indications de la Cour constitutionnelle, alors même que ses représentants avaient pris part aux échanges au sein de la commission Politique, Administrative et Juridique.
L’élu pointe une contradiction directe avec les principes républicains dont se réclame ce bloc parlementaire. Selon lui, rejeter la mise en conformité réclamée par la haute juridiction revient à tourner le dos au fonctionnement institutionnel. Il estime que cette démarche traduit une crainte paradoxale d’accorder au souverain primaire le droit de s’exprimer sur l’ensemble des sujets d’intérêt national, y compris sur la norme suprême.
Pour l’auteur de la proposition, cette attitude répond avant tout à une volonté d’entretenir une crise artificielle dans le débat public. Convaincu du bien-fondé de cette réforme pour l’édification juridique du pays, Gaspard Ngondankoy invite déjà les détracteurs du projet à juger de la portée et de l’utilité de cette démarche dans les années à venir.
C. K. L
