Tensions politiques en RDC : Le camp présidentiel riposte aux accusations de l’opposition et annonce une grande marche de soutien au dialogue et au changement constitutionnel

​La scène politique en République démocratique du Congo s’enflamme à la suite des affrontements survenus lors de la récente manifestation de l’opposition. Alors que les cadres de l’opposition dénoncent un véritable guet-apens orchestré par les forces de l’ordre et les éléments de la Force du Progrès, les responsables de la majorité présidentielle rejettent catégoriquement ces allégations.

Réagissant à ces tensions, la coalition au pouvoir fustige des accusations qualifiées de fantaisistes et réaffirme son engagement strict en faveur de l’ordre démocratique et des institutions républicaines.

​En réponse aux contestations de la rue, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social ainsi que ses alliés ont décidé de mobiliser massivement leurs militants. Joseph Bulabula, cadre du parti présidentiel, a confirmé la tenue d’une grande marche pacifique destinée à témoigner de l’ancrage populaire du pouvoir en place. Cette manifestation vise à réaffirmer le soutien indéfectible des forces politiques de la majorité au chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi qu’aux institutions démocratiques de la République.

​Cette initiative de mobilisation populaire est largement relayée par le regroupement des Compagnons de Tshisekedi. Lors d’une déclaration publique, son porte-parole et coordonnateur, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, a lancé un appel solennel à l’ensemble des cadres, militants et sympathisants pour une participation totale à cette marche civique.

Selon le coordonnateur de la structure, cette action de grande envergure s’inscrit pleinement dans la dynamique du dialogue national inclusif prôné par le Président de la République afin d’assurer la stabilité et la cohésion nationale.

​Au-delà du soutien aux institutions, cette démonstration de force vise à appuyer les réformes majeures initiées par le pouvoir, notamment la révision de la loi fondamentale et l’adoption de la loi sur le référendum.

Dans plusieurs provinces, des acteurs politiques et de la société civile emboîtent le pas à cette dynamique. À l’instar des déclarations faites au Kongo Central, président de la FOKIR, les partisans du régime soutiennent qu’un changement constitutionnel est indispensable pour doter le chef de l’État des leviers nécessaires au développement et à la refondation de la nation.

​Du côté du parti présidentiel, on rejette fermement toute idée d’entretien de groupes violents ou de milices parallèles pour étouffer l’opposition. « L’UDPS au pouvoir ne peut pas se permettre d’avoir une milice.

Nous avons aujourd’hui la porte d’entrée pour soutenir les citoyens de notre pays, les Forces armées de la République démocratique du Congo », a déclaré Joseph Bulabula pour couper court aux critiques.

Le cadre de la majorité a par ailleurs invité la justice à faire toute la lumière sur ces événements, tout en réitérant le mot d’ordre du secrétaire général Augustin Kabuya pour une mobilisation citoyenne et pacifique à travers tout le pays

C. K. L.

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