Le secteur des ressources hydrauliques et de l’électricité s’engage dans une restructuration majeure pour valoriser l’immense potentiel hydroélectrique national de 167 000 mégawatts. Lors de l’exercice de redevabilité du Gouvernement Suminwa II, le ministre Molendo Sakombi a présenté un bilan axé sur la relance d’infrastructures clés, la hausse du taux de couverture en eau potable de 8 % à 22 % depuis 2019 et la mise en œuvre de solutions d’urgence pour alimenter les industries minières tout en résorbant le déficit des ménages.
L’exécutif intensifie le déploiement des grands ouvrages énergétiques et des réseaux de distribution d’eau potable sur l’ensemble du territoire. La centrale de Kakobola alimente désormais Kikwit, Idiofa et Boma avec des compteurs prépayés pour près de 200 000 bénéficiaires, tandis que sept centrales de l’Agence nationale des services énergétiques en milieux rural et périurbain ont été remises en service.
À Kinshasa, la mise en route des modules 2 et 3 de production d’eau fournit 330 000 mètres cubes par jour à six millions d’habitants, pendant que Kamina accède pour la première fois à une centrale dédiée. Les projections prévoient la mise en service de la première turbine du barrage de Katende en décembre 2027, le renforcement de la bancabilité d’Inga 3, l’injection de 75 mégawatts supplémentaires via la réhabilitation de Zongo, ainsi que le lancement d’un projet solaire de 100 mégawatts à Maluku.
Pour pallier le manque à gagner immédiat de 2 000 mégawatts dans le secteur minier et électrifier 78 000 villages, le gouvernement combine l’apport du secteur privé et l’intégration des énergies renouvelables. Un projet d’interconnexion de 1 450 kilomètres avec l’Angola permettra d’importer le surplus de 2 000 mégawatts disponible dans ce pays voisin sous 24 mois, pendant que le projet hydroélectrique de Pioka-Tombe viendra ajouter 6 450 mégawatts au réseau régional et national.
Cette dynamique industrielle s’accompagne de la création d’unités locales d’assemblage de panneaux solaires, du recrutement de 500 jeunes formés à l’Institut National de Préparation Professionnelle et de l’assainissement rigoureux des emprises foncières situées sous les lignes à haute tension.
C. K. M.
