Dans le cadre de son projet de pacte social, le président Félix Antoine Tshisekedi a consulté, mardi 11 février 2025, une délégation des principales confessions religieuses du pays. L’Église de réveil du Congo, la communauté musulmane, l’Armée du Salut, l’Église Kimbanguiste, les Orthodoxes et l’Église des Noirs ont répondu à l’appel du chef de l’État. Cette initiative vise à inclure les leaders religieux dans la réflexion sur les grandes questions sociales et politiques qui préoccupent la population congolaise.
L’un des points majeurs des échanges a été l’appel de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) en faveur d’un dialogue national. Ces structures chrétiennes insistent sur la nécessité d’une concertation pour désamorcer les tensions et renforcer la cohésion nationale. Selon l’évêque Ejiba Yamapia, porte-parole de la délégation, le rôle des confessions religieuses est essentiel dans la médiation et l’apaisement du climat politique.
En intégrant ces acteurs influents à son projet, Félix Tshisekedi cherche à fédérer toutes les forces sociales du pays autour d’une vision commune. Cette approche, qui s’appuie sur la légitimité morale des leaders religieux, traduit une volonté d’unir la nation au-delà des clivages politiques et identitaires. Elle pourrait également renforcer la confiance de la population envers ce pacte social, en lui donnant une dimension inclusive et participative.
Cedrick Katay Kalombo
