Tensions au sein de l’UDPS à Boma : Des militants dénoncent des poursuites judiciaires internes et exigent le départ de la présidente fédérale


Une frange des combattants de l’Union pour la démocratie et le progrès social, fédération de Boma centre dans la province du Kongo-Central, dénonce vivement des actions en justice initiées par leur direction locale contre plusieurs membres du parti.

Les contestataires sollicitent une restructuration urgente du comité provincial ainsi que l’intervention directe du secrétaire général Augustin Kabuya pour rétablir la sérénité au sein de cette base politique.

S’exprimant au nom des militants en colère, le secrétaire fédéral Élie Lumumba a déploré la gestion de l’actuelle dirigeante en soulignant :

« L’avènement de Madame Marie Christine Bazoa Dia Mabonzo à la tête de la fédération, qui devait constituer une occasion de rassemblement et d’apaisement, a malheureusement accentué les divisions existantes, mais également la non-application des instructions de la haute autorité politique de référence consacrées par les circulaires 002 et 003. Ses prises de position et méthodes de gestion donnent à une partie importante de la base le sentiment que la présidente fédérale agit sous l’influence d’un individu à des fins personnelles au lieu d’exercer son mandat dans un esprit d’impartialité et de rassemblement. Nous sommes profondément préoccupés par la pratique consistant à traduire en justice les membres du parti pour des différends relevant principalement de la vie interne de notre organisation. Notre parti reconnaît à ses membres la liberté d’expression et d’opinion dans le respect des statuts et de la discipline interne. Aujourd’hui, nous constatons qu’une dizaine de combattants sont visés par des plaintes attribuées à Madame Bazoa Dia. Nous nous interrogeons donc pourquoi exposer et associer ainsi le nom du secrétaire général Augustin Kabuya alors que lui-même n’a jamais traduit un membre du parti en justice. Les combattants et combattantes de la fédération de Boma demandent à la haute hiérarchie de reconsidérer la direction actuelle de la fédération. »

Face à cette judiciarisation des conflits partisans, la base exige un arbitrage immédiat des instances nationales afin de garantir le respect des textes fondateurs et préserver la liberté de parole au sein du parti présidentiel.

Notons que dans le cadre des grandes manœuvres politiques en cours, le président de la fondation éponyme, Jules Kimbamba, a formellement adhéré au parti politique ADISCO pour appuyer l’action de l’autorité morale Tony Kanku Shiku et soutenir la vision du chef de l’État Félix Tshisekedi.

C. K. L.

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