RN1 Kinshasa–Matadi au bord du chaos : le gestionnaire chinois de la SOPECO accusé de violer le SMIG et de provoquer une grève nationale

La Route Nationale N°1, axe stratégique reliant Kinshasa au port de Matadi, est menacée de paralysie totale. Les agents des péages de Kasangulu, Lukala et Matadi ont annoncé une grève générale dès ce mercredi 4 février 2026 à partir de 6 heures, dénonçant de graves violations du décret sur le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) par la société concessionnaire SOPECO, gérée par le ressortissant chinois Monsieur Liu.

Selon un communiqué des agents, le gestionnaire refuserait d’appliquer les dispositions légales relatives aux avantages sociaux obligatoires, notamment le logement, les soins médicaux, le transport et autres allocations prévues par la loi, pourtant intégrées dans le SMIG et exigibles dans les salaires du mois de janvier 2026.

Une violation présumée de la législation congolaise

Les agents estiment que ce refus constitue une violation flagrante des lois sociales en vigueur en République démocratique du Congo, mettant en péril non seulement leurs conditions de travail, mais aussi la paix sociale sur l’un des corridors économiques les plus importants du pays.

Appel direct à la Cheffe du Gouvernement

Face à l’impasse, les agents sollicitent l’implication urgente de la Cheffe du Gouvernement, afin de rétablir l’autorité de l’État et faire respecter la législation nationale. Ils exigent également le départ immédiat de Monsieur Liu de son poste de gestionnaire, l’accusant d’atteinte répétée aux droits des travailleurs congolais.

Demande d’audit sur les recettes de péage

Autre point de tension majeur : les agents réclament un audit indépendant sur les 10 % des recettes de péage destinées au fonctionnement, tels que prévus dans le contrat de concession signé entre le Gouvernement congolais et l’entreprise chinoise SOPECO, actuellement sous la responsabilité de Monsieur Simon.

Selon eux, ces fonds ne seraient ni tracés ni utilisés de manière transparente, au détriment du personnel et de la maintenance des infrastructures.

Un blocage aux conséquences économiques lourdes

Le blocage annoncé de la RN1 pourrait avoir des répercussions économiques majeures, affectant l’approvisionnement de Kinshasa, le transport des marchandises vers le port de Matadi et les échanges commerciaux nationaux et internationaux.

À l’heure où le gouvernement prône l’amélioration du climat social et la protection des travailleurs, cette crise pose une question centrale : l’État congolais laissera-t-il un gestionnaire étranger bafouer impunément ses propres lois ?

Joël Ekutshu

More From Author

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You May Also Like