À Doha, loin du théâtre des affrontements mais au centre des tractations diplomatiques, le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/M23 ont scellé un nouvel acte politique en formalisant le mandat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Cette formalisation, intervenue lundi 2 février sous la facilitation du Qatar, marque une étape supplémentaire dans la tentative de stabilisation du processus de paix à l’Est de la République démocratique du Congo, dans un contexte où la consolidation du cessez-le-feu demeure un enjeu central.
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Qatar, parvenu à notre rédaction, « le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) ont signé le mandat issu de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs », précisant que cet acte est intervenu « à l’issue d’une réunion consacrée au suivi du cessez-le-feu entre les deux parties ». Le texte met également en avant la volonté commune des protagonistes de s’inscrire dans le cadre de l’accord-cadre de Doha, les deux camps ayant « réaffirmé leur engagement en faveur du cessez-le-feu » et leur détermination à « mettre en œuvre de bonne foi toutes les obligations qui y sont stipulées, afin de soutenir le processus de paix ».
Au-delà de l’engagement politique, la rencontre de Doha a permis de poser les bases d’un renforcement opérationnel du mécanisme de suivi. Le communiqué insiste sur « la nécessité de mettre en œuvre des mesures concrètes pour renforcer le suivi, la vérification et l’échange d’informations », annonçant que la Monusco a été chargée « de dépêcher la première mission dans la ville d’Uvira afin de surveiller le cessez-le-feu dans les prochains jours ». Une décision présentée comme un levier essentiel pour traduire les engagements diplomatiques en actions concrètes sur le terrain et maintenir la fragile dynamique du processus de paix en cours.
CK
