En marge de la rencontre de haut niveau organisée à Washington, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a livré jeudi 4 décembre à Washington,un briefing spécial consacré aux accords de paix et de prospérité conclus entre la République démocratique du Congo, le Rwanda et les États-Unis. Ce nouveau cadre tripartite, présenté comme un levier diplomatique majeur, vise à accélérer les efforts de désescalade dans l’Est de la RDC et à clarifier les responsabilités de chacun dans la mise en œuvre des engagements.
Lors de cette intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a clairement pointé les attentes de Kinshasa vis-à-vis des acteurs ayant une influence directe sur le M23. « S’il n’y a pas de changement du M23 sur le terrain, nous savons quels acteurs, qui ont de l’influence, auront refusé de jouer de leur influence pour les faire fléchir », a-t-elle averti, soulignant la nécessité d’un engagement concret de toutes les parties impliquées dans la stabilisation de la région.
Évoquant également les assurances données par l’ancien président américain Donald Trump concernant le retrait annoncé des forces rwandaises, Thérèse Kayikwamba a précisé que ce processus bénéficiait désormais d’un cadre formel. « Quant à l’assurance du président Trump du retrait prochain des troupes rwandaises, sans pouvoir parler en son nom, le fait de la signature de cet accord donne un cadre clair des responsabilités et des leviers à activer pour accélérer les choses et rendre son rôle de facilitateur plus percutant », a-t-elle déclaré.
Pour Kinshasa, ces engagements scellés sous la médiation américaine pourraient constituer un tournant dans la quête de stabilité et de cohabitation pacifique entre les États de la région. Les autorités congolaises espèrent que cette dynamique renouvelée entraînera des avancées concrètes sur le terrain, notamment en ce qui concerne l’atténuation des violences et la responsabilisation des groupes armés.
CKK
