RDC : le gouvernement veut reprendre le contrôle d’un secteur aurifère sous pression

La question de la valorisation de l’or congolais s’invite au cœur des priorités économiques. Réuni vendredi 20 février en Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de mieux capter les revenus issus de l’exploitation aurifère, alors qu’une partie importante de la production nationale échappe encore aux circuits formels. Dans un contexte de fortes exigences budgétaires, les autorités entendent transformer ce potentiel minier en véritable levier de consolidation des finances publiques.

D’après les éléments présentés lors de la réunion gouvernementale, plusieurs facteurs expliquent les pertes enregistrées : la prédominance de l’exploitation artisanale peu structurée, la faiblesse des mécanismes de contrôle aux frontières et l’attractivité fiscale de certains pays voisins favorisant les flux illicites. Cette configuration fragilise la capacité de l’État à mobiliser pleinement ses recettes internes et à soutenir ses engagements macroéconomiques.

Face à ces défis, l’exécutif mise sur un renforcement des dispositifs de traçabilité et sur un encadrement plus rigoureux de la filière. L’ambition affichée est double : sécuriser les recettes destinées au Trésor et restaurer l’autorité publique dans un secteur stratégique. À travers cette orientation, le gouvernement cherche à inscrire l’exploitation de l’or dans une dynamique de transparence et de contribution accrue au développement national.

CK

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