Le gouvernement congolais a apporté un démenti formel aux informations faisant état d’un engagement financier de l’État envers la société américaine PayServices. À travers un communiqué publié le mercredi 14 janvier par le ministère des Finances, l’exécutif a tenu à préciser que les échanges intervenus avec cette entreprise sous le gouvernement Sama Lukonde II n’avaient aucune valeur contractuelle et ne pouvaient en aucun cas engager le Trésor public.
Sur le fond du dossier, les autorités congolaises estiment que la demande de paiement de « 20 millions de dollars américains » est juridiquement infondée. Elles rappellent que toute dépense publique est strictement encadrée par la loi et soumise à une autorisation préalable, inexistante dans ce cas précis. Le communiqué évoque également des contraintes légales pesant sur PayServices, notamment des décisions émanant d’instances bancaires et judiciaires américaines, ainsi que l’incompatibilité des protocoles avancés avec la législation congolaise sur les finances publiques.
Le gouvernement a par ailleurs rejeté toute suspicion de corruption dans ce dossier sensible. Il affirme qu’« aucun responsable politique ou agent public n’a sollicité ni perçu un avantage indu » et assure suivre avec attention la procédure judiciaire en cours aux États-Unis. À travers cette clarification, l’exécutif réaffirme sa détermination à protéger les finances publiques, à défendre l’intérêt général et à faire prévaloir les principes de légalité, de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des affaires de l’État.
CK
