Dans une déclaration ferme et sans équivoque, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a haussé le ton face à une pratique décriée par la population : les arrestations arbitraires liées à l’apparence physique, notamment la coiffure.C’est dans une ambiance pourtant festive, à l’esplanade du Palais du peuple, lors de la cérémonie d’accueil des léopards de la RDC fraîchement qualifiés pour la Coupe du Monde 2026, que le Chef de l’État a tenu à faire passer un message clair. Devant une foule nombreuse et enthousiaste, il a réagi aux plaintes persistantes de citoyens dénonçant des abus policiers.“Écoutez-moi bien, Tout élément de la Police qui osera interpeller quelqu’un pour sa coiffure, veillez à l’arrêter”, a-t-il lancé avec autorité, s’adressant directement au commandement de la police présent sur place.Par cette instruction, Félix Tshisekedi marque une volonté politique de mettre fin à des pratiques jugées humiliantes et contraires aux libertés individuelles. Ces arrestations, souvent perçues comme arbitraires, visaient particulièrement les jeunes, alimentant un climat de méfiance entre la population et les forces de l’ordre.Cette prise de position présidentielle intervient dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de respect des droits humains et de professionnalisation des services de sécurité sont de plus en plus fortes. Elle envoie un signal fort : celui d’un État qui entend remettre de l’ordre dans ses institutions et restaurer la confiance.Au-delà de la symbolique, la mise en œuvre effective de cette directive sera scrutée de près. Les regards sont désormais tournés vers la hiérarchie policière, appelée à traduire ces instructions en actes concrets sur le terrain.Dans un pays en pleine dynamique, porté par les performances de ses Équipe nationale de football de la RDC et l’espoir d’un avenir meilleur, cette déclaration pourrait marquer un tournant dans la protection des libertés publiques en RDC.
Joël Ekutshu
