Une étrange atmosphère plane sur l’Afrique de l’Ouest depuis qu’un homme, Ebo Noah, a affirmé avoir reçu une révélation divine annonçant la fin du monde pour le 25 décembre 2025. Selon lui, un immense déluge engloutira la Terre ce jour-là, et seuls ceux qui embarqueront dans les huit arches qu’il construit à Akropong ( Ghana) échapperont à la catastrophe.
Inspiré du récit biblique de Noé, cet homme dit avoir reçu la mission de bâtir ces arches en bois, convaincu que l’humanité court droit à sa perte. Jour après jour, les coups de marteau résonnent dans son village, rythmant une construction à laquelle peu croyaient au départ mais qui commence à semer le doute.
Une onde de choc jusqu’à Kinshasa
Cette prophétie ne fait pas que le tour du Ghana. À Kinshasa, la rumeur a trouvé un écho inattendu. Dans les quartiers populaires comme à l’université, les marchés, les églises, et même sur les réseaux sociaux, les débats font rage. Des jeunes, visiblement troublés, se demandent s’il faut « se repentir avant le 25 décembre », certains allant jusqu’à craindre la fin réelle du monde.
Les kinois s’interrogent : cette prophétie n’est-elle qu’un délire ou un avertissement céleste ? Des discussions spontanées éclatent dans les taxis, aux arrêts de bus, dans les cours d’écoles, et même au sein de certains groupes de prière. La vidéo de Ebo Noah a été massivement partagée sur WhatsApp et Facebook, semant un mélange de curiosité, d’inquiétude, et d’ironie.
Une annonce contraire aux Écritures ?
Pourtant, plusieurs voix religieuses rappellent la prudence. Selon « Matthieu 24:36 », « Quant au jour et à l’heure, personne ne les connaît, pas même les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » D’autres versets comme 1 Thessaloniciens 5:2 et Marc 13:32 confirment qu’aucun homme ne peut prédire la fin du monde avec précision.
Dans les cercles chrétiens de la RDC, certains pasteurs dénoncent cette prophétie comme un faux message, une distraction ou même un piège spirituel.
Polémique ou signal d’alerte ?
Véritable phénomène viral, la prophétie d’Ebo Noah a transformé une déclaration isolée en un sujet continental. Que ce soit au Ghana, en RDC ou ailleurs en Afrique, cette histoire divise, intrigue, et pousse à réfléchir. Doit-on y croire ? Se moquer ? Ou tout simplement rester en éveil, spirituellement et mentalement ?
Une chose est certaine : même si le 25 décembre 2025 passait sans déluge, Ebo Noah aura réussi à réveiller quelque chose dans les consciences africaines.
Joël Ekutshu
