La justice française a rendu, ce lundi 15 décembre à Paris, un verdict lourd de sens en condamnant l’ancien rebelle Roger Lumbala à trente ans de réclusion criminelle. Ancien chef de guerre congolais et ex-député, il a été reconnu coupable de complicité de crimes contre l’humanité pour des faits remontant au début des années 2000 en République démocratique du Congo, notamment dans l’est du pays, une région durablement marquée par les violences armées.
Au terme de plusieurs semaines d’audiences, la cour d’assises a retenu la responsabilité de l’accusé pour avoir apporté un soutien actif à des actes de torture, de traitements inhumains et de violences sexuelles commis contre des civils. Les débats ont été rythmés par des témoignages directs de survivants et par des analyses d’experts, mettant en lumière l’ampleur et la gravité des exactions reprochées aux groupes armés de l’époque.
Ce procès, qualifié d’exceptionnel, s’inscrit dans le cadre de la compétence universelle, un mécanisme juridique permettant aux tribunaux français de juger les auteurs présumés de crimes internationaux commis hors de France. La condamnation de Roger Lumbala constitue ainsi un précédent important, rappelant que les crimes les plus graves peuvent être poursuivis indépendamment du temps écoulé ou des frontières nationales.
CK
