La montée des violences dans l’Est de la RDC, marquée par l’offensive de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) et la prise d’Uvira, a suscité une réaction ferme des États-Unis. Lucy Tamlyn, ambassadrice américaine à Kinshasa lundi 15 décembre, a réaffirmé l’engagement de son pays à veiller au respect de l’accord de paix de Washington signé entre la RDC et le Rwanda. Selon elle, « Nous examinons tous les outils possibles diplomatiques, des sanctions, ainsi que des activités bilatérales et multilatérales afin de nous assurer que les engagements pris soient respectés », soulignant la volonté américaine de stabiliser la région.
La diplomate a également pointé du doigt la responsabilité du Rwanda dans la recrudescence des affrontements tout en relativisant l’impact de la chute d’Uvira : « Je pense que le Président Trump a montré qu’il veut lutter pour la paix en RDC. Lui-même est très engagé et suit avec beaucoup d’intérêt la situation sur le terrain ». Elle a insisté sur l’importance de soutenir la population congolaise et de maintenir un message de paix et d’espoir malgré les tensions persistantes dans le Sud-Kivu.
En parallèle, le Secrétaire général de l’ONU a condamné les attaques de l’AFC/M23 dans plusieurs localités de la province et a appelé à une cessation immédiate et inconditionnelle des hostilités conformément à la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité. L’ONU avertit que cette escalade pourrait compromettre les efforts visant une solution durable et augmenter le risque d’un embrasement régional, mettant en lumière la fragilité persistante de la sécurité dans l’Est de la RDC.
Ck
