Le territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, a vécu une nuit de terreur vendredi 6 février 2026 à la suite d’une incursion armée attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF).
L’attaque a visé plusieurs villages du groupement de Bapakombe, faisant au moins quatorze morts parmi la population civile et causant d’importants dégâts matériels. Des maisons ont été réduites en cendres, laissant de nombreuses familles sans abri.
Au lendemain de cette violence, la peur s’est rapidement propagée dans les zones affectées.
Des habitants ont quitté précipitamment leurs localités pour trouver refuge à Kambau et dans d’autres agglomérations environnantes. La vie socioéconomique a été brutalement interrompue, les marchés et les écoles restant fermés.
La société civile locale évoque une situation humanitaire préoccupante, marquée par des déplacements massifs et une insécurité persistante.
Cette attaque vient allonger la liste des violences meurtrières enregistrées à Lubero depuis le début de l’année 2026.
Selon des sources communautaires, plusieurs dizaines de civils ont déjà perdu la vie dans des circonstances similaires, tandis que des centres de santé et des établissements scolaires ont cessé de fonctionner. Dans ce contexte, les acteurs locaux dénoncent l’isolement des populations de Lubero et des zones voisines, appelant à une réponse sécuritaire plus soutenue pour protéger les civils.
CK
