C’est une alerte qui fait froid dans le dos. Le territoire de Lubutu, dans la province du Maniema, est directement menacé par deux épidémies meurtrières : le choléra et la maladie à virus Ebola.
Ce lundi 05 octobre, la Société civile Forces Vives de Lubutu a lancé un cri de détresse. Ses deux zones de santé rurales, Lubutu et Obokote, sont en état d’alerte maximale, encerclées par des provinces et territoires déjà touchés.
« Nos deux zones de santé rurales, Lubutu et Obokote, sont en alerte étant donné qu’elles sont entourées des provinces et territoires déjà touchés par le choléra et la maladie à virus Ebola », a alerté Jean-Pierre Mutoro Mumbere, porte-parole de la structure citoyenne.
Deux tueurs aux portes de Lubutu
Si les deux maladies tuent, elles ne tuent pas de la même manière. Le choléra se manifeste par une diarrhée brutale, des vomissements et une déshydratation qui peut emporter un malade en quelques heures sans prise en charge rapide.Ebola, plus redoutable encore, provoque fièvre, fatigue extrême, vomissements, diarrhée et saignements. Il se transmet par contact direct avec le sang, les selles, les vomissures d’une personne malade ou par la manipulation d’animaux morts contaminés.
Les 5 gestes barrières qui sauvent
Face à l’urgence, la société civile rappelle les consignes de survie à respecter scrupuleusement :
1. Se laver les mains systématiquement avec du savon ou de la cendre, avant de manger, après les toilettes et après tout contact avec un malade ;
2. Ne boire que de l’eau bouillie ou chlorée ;
3. Bien laver les aliments avant consommation ;
4. Ne jamais toucher ni enterrer soi-même un corps présentant diarrhée, saignements ou fièvre.
« N’enterrez pas vous-mêmes un corps présentant une diarrhée, des saignements ou de la fièvre. Appelez les services de santé pour un enterrement digne et sécurisé », insiste M. Mutoro ;
5. Ne jamais toucher un animal ou un oiseau mort trouvé en forêt et se rendre immédiatement à l’hôpital en cas de fièvre, diarrhée ou saignements.
Mobilisation générale décrétée
L’appel est lancé à tous : autorités politico-administratives, responsables des carrés miniers, guérisseurs traditionnels, directeurs d’écoles, pasteurs et chefs coutumiers.
La forte mobilité des populations et des creuseurs artisanaux fait craindre une importation rapide de la maladie.
Le respect de ces mesures, c’est barrer la route à ces maladies contagieuses et potentiellement mortelles », conclut la Société civile Forces Vives, qui rappelle que pour Lubutu, la prévention reste le seul vaccin.
Charlotte Mukanga
