La situation sécuritaire et humanitaire continue de se dégrader dans l’est de la République démocratique du Congo, selon un rapport du Groupe d’experts des Nations unies consulté par notre rédaction,le document met en lumière une recrudescence inquiétante des violations graves des droits humains au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, marquée notamment par la multiplication des exécutions sommaires et des violences sexuelles, dans un contexte de combats persistants et de prolifération des groupes armés.
D’après les analyses onusiennes, les exécutions sommaires ont constitué, entre avril et octobre 2025, la violation la plus fréquemment enregistrée sur l’ensemble du territoire national. Le rapport attribue une large part de ces crimes à l’AFC/M23, présenté comme l’acteur le plus impliqué dans ces exactions. Les experts relèvent également une augmentation notable des enlèvements, des mauvais traitements infligés aux civils ainsi que des cas de recrutement forcé, accentuant la précarité des populations déjà fragilisées par des années de conflit.
Le tableau dressé par l’ONU met aussi en cause d’autres groupes armés actifs dans la région. Les Wazalendo sont cités pour des actes de représailles ciblées, tandis que, dans le Sud-Kivu, plusieurs factions se rendent coupables de pillages, d’incendies de villages et de violences sexuelles.
La prolifération de barrières routières illégales et de points de contrôle accroît les risques d’extorsion et d’abus, limitant la liberté de mouvement des civils. Pour les acteurs humanitaires, cette insécurité persistante aggrave une crise déjà profonde et renforce l’urgence d’une réponse internationale coordonnée pour la protection des populations et la lutte contre l’impunité.
CK
