KWILU : Bandundu-ville , un chef lieu en ruines qui réclame sa modernisation

Routes défoncées, écoles insuffisantes, hôpitaux vétustes. À Bandundu-Ville, le chef-lieu du Kwilu craque de partout. Malgré quelques efforts, la population ne cache plus son exaspération et réclame une vraie politique de développement. C’est le cri d’une ville qui se sent oubliée. Bandundu-Ville, chef-lieu de la province du Kwilu et capitale du Grand Bandundu, est à bout de souffle. Ses infrastructures ne suivent plus.

DES ROUTES IMPRATICABLES, UNE ÉCONOMIE BLOQUÉE

C’est la préoccupation numéro un. Le réseau routier est dans un état de délabrement avancé. Axes majeurs et routes secondaires de quartiers sont coupés, défoncés, impraticables. Au quotidien, se déplacer relève du parcours du combattant. Les motos, les véhicules, les marchandises peinent à circuler. Pour les habitants et les commerçants, c’est toute l’économie locale qui est asphyxiée. Sans routes, pas de développement.

ÉDUCATION : LE GRAND RETARD

Deuxième urgence : l’école. Bandundu-Ville manque cruellement d’écoles modernes capables d’accueillir sa jeunesse. Les infrastructures universitaires, elles aussi, sont dépassées.Pour une ville qui est censée être un centre administratif et intellectuel majeur du Kwilu, le constat est amer. Parents et étudiants réclament des établissements dignes de ce nom pour offrir un avenir à leurs enfants.

HÔPITAUX À L’AGONIE : SE SOIGNER DEVIENT UN LUXE

Le tableau est tout aussi sombre dans le secteur de la santé. Les hôpitaux et centres de santé de la ville ont besoin d’une modernisation urgente. Bâtiments vétustes, équipements insuffisants, plateaux techniques limités.Les habitants demandent simplement à pouvoir se soigner sur place, dans des structures bien équipées, sans devoir parcourir des centaines de kilomètres.

LE GRAND BANDUNDU RÉCLAME UN PLAN MARSHALL

Face à cette accumulation de défis, la population ne demande plus des replâtrages ponctuels. Elle exige une vision.Les habitants appellent les autorités provinciales et nationales à faire de Bandundu-Ville une priorité durable des politiques publiques.

Un véritable plan Marshall qui intègre à la fois les routes, les écoles, les universités et les hôpitaux.Plus qu’une simple réhabilitation, c’est une dynamique de modernisation complète que réclame le chef-lieu du Kwilu.

Mardochée Munsi

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