La pluie diluvienne qui s’est abattue sur la capitale congolaise Kinshasa ce mardi 4 mars 2025, a causé la mort d’une femme dans la commune de Barumbu suite à l’effondrement d’un mur. Situation similaire dans la commune de Lemba où l’effondrement d’un bâtiment supposé mal construit, a mis fin à la vie d’un homme, mort sur le champ par hémorragie dans la parcelle voisine.
De nombreux cas d’inondations sont enregistrés dans plusieurs quartiers de la ville, soulignant une fois de plus, la vulnérabilité des infrastructures face aux intempéries. À chaque saison des pluies, la capitale congolaise subit des dégâts humains et matériels considérables. Les quartiers Mososo, Kingabwa Ndanu dans la commune de Limete, ainsi que plusieurs autres quartiers de Kasavubu et Kintambo ont été submergés par les eaux, tandis que des arbres déracinés et des maisons endommagées ont été egalement signalés à Kalamu.
Ce phénomène récurrent met en lumière l’insuffisance des systèmes de drainage et l’urbanisation anarchique de la ville. L’absence d’un plan efficace d’aménagement et d’assainissement aggrave la situation, exposant la population à des risques accrus. Le manque de caniveaux fonctionnels, l’obstruction des voies d’évacuation d’eau et la fragilité des constructions favorisent les effondrements et les inondations, transformant chaque averse en un danger potentiel.
Face à cette réalité, les habitants de Kinshasa appellent les autorités à agir de manière proactive. Des solutions durables, telles que le curage régulier des canalisations, la réhabilitation des infrastructures et une meilleure réglementation des constructions, sont essentielles pour éviter de nouveaux drames. En attendant, la population demeure sous la menace des prochaines pluies, avec la crainte que le scénario ne se répète.
C.K.K
