La République démocratique du Congo renforce son positionnement sur la scène internationale dans la lutte contre les violences sexuelles en contexte de conflit armé. À Kinshasa, une réunion de haut niveau tenue au ministère de la Justice a marqué une nouvelle étape dans la structuration du plaidoyer congolais, à l’approche du forum des pays signataires de l’Alliance pour la prévention des violences sexuelles en zone de conflit, que la RDC s’apprête à accueillir et à présider.
Au centre de cette dynamique, la rencontre entre le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae, et la coordonnatrice des Services spécialisés du Chef de l’État, Chantal Yelu Mulop. Les échanges ont permis de faire le point sur la stratégie à adopter afin de porter la voix congolaise dans un cadre multilatéral réunissant plus d’une vingtaine de pays et d’organisations partenaires.
Les discussions ont notamment porté sur la cohérence des actions à mener, tant au niveau national qu’international. Les démarches à engager auprès de la Cour pénale internationale et du Conseil des droits de l’homme à Genève, ainsi que les efforts en cours pour renforcer l’arsenal juridique contre la traite des personnes, ont été identifiés comme des axes prioritaires. À cet effet, des orientations ont été données pour garantir une préparation rigoureuse et une coordination efficace des institutions concernées.
En rappelant l’esprit de l’Alliance signée à Londres en 2022, en présence de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, les autorités congolaises ont réaffirmé leur détermination à combattre « l’exploitation, les abus et le harcèlement sexuels ». À travers ce plaidoyer élargi, la RDC entend non seulement consolider son leadership sur cette question, mais aussi mobiliser d’autres États afin de faire de la lutte contre l’impunité et de la protection des femmes et des jeunes une priorité partagée au niveau international.
CK
