Le gouvernement congolais accélère la cadence sur les grands projets d’intégration régionale.
À Kinshasa, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a conduit une séance de travail stratégique avec une délégation de la Banque africaine de développement (BAD), menée par le directeur régional pour l’Afrique centrale, le Dr Léandre Bassole. Au cœur des échanges : le projet emblématique du pont route-rail sur le fleuve Congo, destiné à relier Kinshasa à Brazzaville, symbole fort d’une coopération longtemps attendue entre les deux capitales voisines.
Selon la BAD, le dossier a franchi une étape décisive.
Une dynamique jugée « positive » entoure désormais le projet, avec la signature annoncée, le 12 février 2026, d’un accord entre les ministres des Finances de la RDC et de la République du Congo. En parallèle, les experts des deux pays planchent déjà au sein de l’Agence congolaise de grands travaux (ACGT) pour harmoniser les régimes tarifaires, fiscaux et douaniers, condition clé pour garantir la viabilité économique de l’ouvrage.
Pour le gouvernement, ce pont n’est pas seulement une infrastructure, mais un levier d’intégration régionale et de croissance partagée.
Au-delà du fleuve Congo, John Banza Lunda a rappelé l’engagement du gouvernement sur d’autres projets structurants, notamment le pont intégrateur sur la rivière Oubangui reliant la RDC à la République centrafricaine et le chantier de Mbuji-Mayi, pour lequel il a exigé l’accélération des procédures administratives.
Abordant la route Bukavu–Goma, freinée par l’insécurité dans l’Est, le ministre a reconnu les difficultés rencontrées par les entreprises, tout en affirmant que le gouvernement et la BAD restent aux côtés des populations. De son côté, la BAD a confirmé son appui à l’organisation de la première conférence nationale sur les infrastructures et à la mise en place d’une cellule d’études, convaincue qu’« avoir de bonnes études, c’est déjà réaliser 30 % du projet ».
CK
