Le gouvernement congolais a officiellement lancé, ce lundi 02 février 2026 à Kinshasa, le forum économique bilatéral entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’Afrique du Sud. Présidant l’ouverture des travaux, le vice-Premier ministre en charge de la Défense, Guy Kabombo Mwadianvita, a qualifié cette rencontre d’étape cruciale pour l’émergence d’une économie nationale souveraine et compétitive.
Pour l’exécutif congolais, cette mission d’affaires dépasse le simple cadre protocolaire. Selon Guy Kabombo, elle constitue une « étape décisive dans la construction d’une économie congolaise industrielle, créatrice d’emplois pérennes et pleinement intégrée en Afrique et dans le monde ». Cette vision s’appuie sur la transformation locale des ressources naturelles, rompant ainsi avec le modèle d’exportation brute.

Le vice-Premier ministre a salué le leadership du Président Félix Tshisekedi, soulignant que ce tournant industriel est encadré par des outils stratégiques tels que le Plan National Stratégique de Développement (PNSD). Ces réformes visent à sortir la RDC d’une dépendance extractive pour bâtir un tissu productif diversifié. « Ces instruments ne sont pas de simples textes, mais la voie directrice pour faire de la RDC un pool majeur au cœur de l’Afrique », a-t-il précisé.
L’accent a également été placé sur le rôle moteur du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) dans cette nouvelle dynamique d’ouverture internationale. Les secteurs cibles de ce partenariat — agro-industrie, pharmacie, infrastructures, mines et énergie — doivent servir de leviers pour une croissance inclusive. L’objectif final est de passer d’une logique de simple constat à un partenariat bilatéral structuré et tourné vers l’innovation.
En conclusion, Guy Kabombo Mwadianvita a lancé un appel vibrant aux investisseurs sud-africains, les invitant à devenir des partenaires de croissance durable. « Notre marché est vaste, notre population jeune et dynamique […] venez non pas seulement pour extraire, mais produire, transformer, innover et grandir avec le Congo », a-t-il déclaré, réitérant la ferme volonté politique de Kinshada d’assainir le climat des affaires.
Om
