Félix Tshisekedi met un verrou sur la parole gouvernementale

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de renforcer le contrôle des communications officielles dans les domaines sensibles de la sécurité et de la diplomatie. Lors du Conseil des ministres du vendredi 9 janvier 2026, il a déclaré que « toute prise de parole publique d’un membre du gouvernement dans ces domaines sensibles devra obligatoirement passer par un mécanisme de concertation préalable ». Cette mesure vise à centraliser les messages et à éviter toute contradiction ou dérapage qui pourrait fragiliser la position officielle de l’État sur le plan interne et international.

Le dispositif sera coordonné par la Présidence, la Primature et le ministère de la Communication, et s’inscrit dans un contexte régional particulièrement délicat, marqué par des tensions dans l’Est de la RDC et des relations diplomatiques sensibles avec certains pays voisins. Selon le gouvernement, l’objectif est clair : « garantir la cohérence de la position officielle de l’État congolais et prévenir tout dérapage susceptible d’avoir des conséquences diplomatiques ou sécuritaires ». Cette réforme traduit une volonté de discipline et de stratégie dans la communication publique de l’exécutif.

Cette décision survient après les déclarations controversées du ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, qui aurait « sous-estimé les efforts du régime face aux menaces des rebelles du M23-AFC ». En réaction, Félix Tshisekedi a averti que toute violation du mécanisme de concertation préalable pourrait entraîner des sanctions, affirmant ainsi que la parole gouvernementale ne sera plus laissée au hasard. L’exécutif est désormais invité à considérer chaque communication comme un instrument stratégique, reflétant la ligne officielle de Kinshasa.

CK

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