À Addis-Abeba, en marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, Félix Tshisekedi et Daniel Francisco Chapo ont affiché leur volonté de resserrer les liens entre la RDC et le Mozambique face aux crises sécuritaires qui secouent leurs territoires respectifs. L’Est congolais et la province de Cabo Delgado demeurent des épicentres d’instabilité, confrontés à l’activisme de groupes armés et de mouvances terroristes qui menacent l’équilibre régional.
Les deux chefs d’État ont insisté sur la nécessité d’une approche concertée, privilégiant la coordination militaire, diplomatique et stratégique entre pays africains. L’objectif : mutualiser les efforts pour contenir l’expansion des violences, tarir les circuits de financement illicite et encourager des solutions politiques durables.
Dans ce contexte, le dialogue entre parties prenantes a été présenté comme un outil indispensable pour restaurer la paix et prévenir l’enracinement des conflits.
Au-delà du volet sécuritaire, la rencontre a également pris une dimension solidaire.
Kinshasa a exprimé son soutien à Maputo après les récentes inondations meurtrières ayant frappé le Mozambique. Les deux capitales ont par ailleurs convenu de mettre en place une commission mixte chargée de structurer leur coopération dans les domaines sécuritaire, économique et stratégique, scellant ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement bilatéral.
CK
