Le président Félix Tshisekedi est revenu, ce mardi 16 décembre, sur ses déclarations faites le week-end dernier, dans lesquelles il évoquait avoir hérité, en 2019, d’une armée de « clochards ». Ces propos avaient suscité de vives réactions au sein de la classe socio-politique congolaise. Lors de la première édition des Conférences annuelles du service public à Kinshasa, le chef de l’État a tenu à expliquer le sens de ses mots, insistant sur le fait qu’ils ne visaient en aucun cas à dénigrer les forces de défense et de sécurité.
« Lorsque je dénonce parfois avec des mots durs, l’indignité des conditions de vie dans lesquelles tant de nos compatriotes ont été contraints durant des années, ce n’est jamais pour les mépriser, et certainement pas nos vaillantes forces de défense et de sécurité », a-t-il précisé. Selon le président, son objectif était de mettre en lumière la nécessité de restaurer la dignité des fonctionnaires et agents de l’État, longtemps négligés.
Le chef de l’État a également souligné l’importance de réformer l’administration publique pour améliorer les relations entre l’État et les citoyens. Il a appelé à éliminer les lenteurs bureaucratiques et les tracasseries qui entravent l’accès des Congolais à leurs droits, rappelant que les citoyens doivent être traités « comme des ayants droit ».
Pour Félix Tshisekedi, la crédibilité de la République repose sur la capacité du gouvernement à garantir non seulement la dignité et le patriotisme de ses agents, mais aussi un véritable contrat social avec la population. Son message s’inscrit dans une volonté de renforcer la confiance entre l’État et les citoyens tout en réaffirmant son engagement pour la justice sociale.
CK
