ESURSI-UNISIC : Quand la thèse de doctorat se transforme en « papier de toilette», le cynisme académique s’installe

Le retrait massif des actes d’engagement du personnel (professeurs, assistants et ouvriers) opéré par le Comité Bayedila, à l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC ex IFASIC), ne cesse d’étonner l’espace scientifique congolais. Plusieurs professeurs et intellectuels accomplis d’ailleurs, se demandent comment une professeure peut se permettre de prendre une telle décision, sans se référer à la loi. C’est par là où le doute commence. Le débat s’ouvre. Certains s’interrogent sur la qualité des thèses de doctorat produites par les professeurs de cette université.

Trahison de la prétention

Dès son arrivée, le nouveau Comité de gestion prend la décision de supprimer les 5 facultés ayant fait que l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC) devient l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC). Il retourne à la case de départ avec une seule faculté. Or, une université ne peut fonctionner avec une faculté. Pourtant, c’était l’une des conditions majeures posées pour la migration de l’IFASIC vers l’UNISIC. Bayedila et son équipe arrivent et font table rase à cette réforme. A vous de juger les capacités des professeurs que dispose cet établissement.
Pire encore, la nouvelle Rectrice qui a activement participé aux travaux de la commission chargée de présenter la maquette du statut de l’UNISIC, se permet de dire à ses administrés : « elle était sous pression, exercée par le directeur de cabinet de son prédécesseur». Est ce que cette excuse peut venir d’un professeur ?
Ce qui fait mal, un professeur membre de ce comité de gestion aurait confié à son ami professeur : « l’année prochaine, nous allons restaurer toutes les facultés». Demandez-vous, pourquoi, elles ont été supprimées ?

L’excès de zèle qui débouche sur l’insubordination

On n’en parle pas assez, Madame Espérance Bayedila a retiré dans le lot de ce qu’elle appelle « le coup de balai » plusieurs professeurs dont un professeur associé, Ludovic Mumbunze qui venait d’être nommé par l’arrêté ministériel numéro 203 du 31 décembre 2025(cfr p.8 dudit arrêté). Cet acte interroge alors à propos de l’intégrité de l’une de deux entre la ministre de tutelle qui a signé l’arrêté, et la rectrice qui est qui est subalterne à celle-ci, mais qui remet en cause l’acte de nomination de celle dont elle est conseillère en communication. Par cet acte, la professeure montre-t-elle au monde les insuffisances et le manque du sérieux en ce qui concerne les traitements des dossiers dans le chef de la ministre et de son cabinet.

Bayedila face à son orthodoxie artificielle

La nouvelle Rectrice décide de retirer les actes d’engagement pris par son prédécesseur de 2022 à 2025. Parmi les motivations, elle évoque le non-respect de la procédure, pas d’appel d’offres…, mais elle oublie que même elle a été engagé dans les mêmes conditions que les autres.
Oui, acceptons que la procédure n’a été respectée.

Bayedila était doyenne de la faculté pendant que ces engagements s’opéraient. Elle a fait engager sa propre fille, économiste de formation à l’Université Catholique du Congo (UCC), comme assistante. Jusqu’à présent, sa fille assistante est membre de son cabinet, chargée de l’administration, bien qu’elle ait fait semblant de l’afficher sur la décision collective. Pourquoi n’avait-elle pas refusé ? Entre Le corrupteur et le corrompu qui mérite le pardon ?

Bayedila orthodoxe a opéré les mises du personnel à moins d’un moins. Or, le vade-mecum 2020, page 255 interdit aux nouvelles autorités académiques de procéder à la mise en place avant 6 mois. Bayedila orthodoxe nomme au sein d’une commission chargée d’organiser un contrôle physique, une personne sous sanctions du Conseil d’Administration des Universités (CAU). Question aux amoureux de football: quel sort réservé à une équipe, après avoir remporté un match, peu importe le score, s’il est prouvé qu’elle fait jouer un joueur litigieux et surtout que celui qui a marqué tous les buts ?
Par ailleurs, c’est cette fameuse commission qui a présenté un rapport tronqué pour motiver la décision illégale de retrait massif des agents.
A vous de juger en quoi a servi la thèse de doctorat de cette dame ?
Sans publicité, tel que souligner dans sa décision inique, Bayedila a récemment réhabilité près de 10 agents administratifs chargés de l’entretien.

Bayedila orthodoxe autorise les soutenances de mémoire de DEA, sans passer par le Comité d’encadrement, en violation des textes. Même en interne, certains professeurs déplorent l’excès de zèle, mais personne ne prend le courage d’affronter la ruse de Bayedila. Ils ont peut-être peur de sa proximité avec la ministre de l’ESURSI, dont le cabinet étale l’incompétence donnant l’image d’un ministère dans la rue.

Pendant que les congolais sont jettés à la porte par cette décision, certains membres du cabinet de la ministre Marie-Thérèse Sombo, elle aussi professeure, applaudissent et appellent Bayedila « la femme de fer», tout en minimisant la situation humanitaire.

Malgré la présence des professeurs en son sein, le Comité Bayedila affiche ses limites administratives. Jusqu’à preuve du contraire, la thèse doctorale d’Esperence Bayedila demeure une véritable bagatelle pour la communauté de l’UNISIC.

JEK

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