ESURSI-UNISIC : Le comité de gestion pris dans son propre piège !

Le retrait de plusieurs décisions d’engagement du personnel de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC) allant de 2022 à 2025 continue de susciter moulte analyses qui questionnent les textes légaux et réglementaires en vigueur en République démocratique du Congo.

Tout indique que Madame Espérance Bayedila en voulant faire le juridisme, elle est tombée dans son propre piège. Il sied de rappeler que la professeure Bayedila a motivé ses décisions collectives en évoquant les dispositions de la Loi numéro 18/038 du 29 décembre 2018, portant statut du personnel de l’enseignement supérieur, universitaire, la recherche scientifique , le vade-mecum du gestionnaire comme soubassement de ses actes.

Cependant, Madame la rectrice et son comité de gestion ont fâché plusieurs dispositions tant légales que réglementaires. Commençons d’abord par le vade-mecum 4 ème édition Chapitre chapitre 17 au point, page 255 qui interdit à un comité de gestion nouvellement installé de procéder à une quelconque mise en place avant un délai de 6 mois.

A peine investi, le comité Bayedila, a peu après, plus de 2 semaines seulement, a mis en place une Commission chargée de procéder au contrôle physique du personnel de l’Unisic. Ceci sans parler de différentes nominations de doyens des facultés issues du tripatouillage de la réforme du recteur honoraire, nominations intervenues le 30 janvier, soit un mois seulement après la prise de fonction.

C’est dans la loi citée précédemment qu’il y a à boire et à manger. La rectrice en prenant la décision de retirer les actes d’engagement signé par son prédécesseur, a bel et bien appliqué mesure disciplinaire. Hors, ce cadre légal prévoit à septième chapitre, une cohorte d’articles portant sur le régime disciplinaire afin de garantir le droit à la défense et d’éviter l’arbitraire et l’abus du pouvoir. Dans ce même chapitre, la Loi énumère la liste des mesures disciplinaires à prendre à l’encontre d’un agent fautif.

Plus pire, Madame Bayedila s’en est pris même à sa propre décision nommant les membres de la commission de contrôle physique. Motivant la composition de celle-ci, Madame la rectrice motive : »Considérant la décision numéro 002/2026 du 05 janvier 2026 portant création d’une commission de contrôle physique en vue d’identifier le personnel de l’Unisic ». Vous pouvez comprendre par là que cette loi n’a pour rôle que d’identifier le personnel, et non celui de statuer sur la régularité des engagements du personnel. Plus grave, le rapport de ladite commission reste occulte jusqu’aujourd’hui. Ce qui rend impossible d’abord combien se sont absentés, combien présentaient des documents douteux et ceux dont les dossiers étaient incomplets.

Tous ces faits démontrent suffisamment la préméditation dans le chef de Madame Bayedila et les membres de l’association Ne Kongo qui ont mal procédé pour se cacher derrière une commission qui n’avait pas cette compétence du fait qu’en son sein, il y avait quelques membres révoqués par le Conseil d’administration des universités (CAU).

Ainsi, en recourant aux arguments de procédures et de droit (juridique), la rectrice n’ayant pas à sa disposition tous les matériaux nécessaires, peut-être dû à la faiblesse et au manque de la matière grise dans son cabinet, elle s’est livrée aux multiples violations de textes qui écroulent sa propre argumentation.
JEK

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