La riposte gouvernementale s’organise autour de la prison centrale de Makala, devenue l’épicentre d’une poussée de choléra à Kinshasa.
Par une décision rendue publique le 14 février 2026, le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a annoncé « l’arrêt provisoire des nouvelles incarcérations » dans cet établissement pénitentiaire.
Les autorités ont également opté pour des visites « strictement encadrées », mesure jugée indispensable pour contenir la chaîne de transmission.
Le bilan provisoire reste préoccupant : cinq décès ont été recensés depuis le 12 février.
Les examens menés par l’Institut national de recherche biomédicale ont confirmé treize cas positifs sur dix-sept prélèvements analysés. Si certains détenus ont pu être pris en charge avec succès, d’autres cas suspects demeurent sous surveillance, témoignant d’une situation encore instable à l’intérieur du site carcéral.
Pour faire face à cette urgence, un renforcement immédiat des moyens sanitaires a été engagé, avec la mise à disposition de médicaments, de produits de désinfection et le déploiement d’équipes médicales.
Cette crise sanitaire remet en lumière la fragilité structurelle des établissements pénitentiaires congolais, où la surpopulation et les insuffisances en matière d’hygiène compliquent toute gestion rapide des épidémies.
CK
