Un drame majeur frappe les Forces armées de la République démocratique du Congo. Un appareil de petit porteur appartenant à la compagnie aérienne Kin Avia, en provenance de Kinshasa, s’est écrasé ce vendredi vers 14 h 15 dans les environs de la ville de Kenge, dans la province du Kwango. Parmi les victimes figure une haute figure de l’appareil judiciaire militaire, le lieutenant général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC.
L’alerte a été donnée peu après l’impact, mobilisant les riverains ainsi que les autorités locales vers le lieu du crash. L’avion, qui assurait la liaison depuis la capitale congolaise, a fini sa course dans un secteur enclavé proche de Kenge, chef lieu de la province, dans des circonstances qui restent encore à éclaircir. Les secours et les forces de l’ordre dépêchés sur les lieux s’emploient à sécuriser le périmètre de recherche. Selon les premiers témoignages et les informations confirmées par les autorités provinciales, aucun survivant n’aurait été retrouvé à ce stade.
Une figure majeure de la justice militaire congolaise
La disparition du lieutenant général Lucien-René Likulia Bakumi laisse un grand vide au sein du haut commandement des FARDC et de la magistrature militaire.
Promu lieutenant général et nommé auditeur général des FARDC par le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi en mars 2021, il occupait l’une des plus hautes fonctions de la justice militaire près la Haute Cour Militaire. Avant cette nomination stratégique, cet officier supérieur avait exercé les fonctions de premier avocat général des Forces armées et officier du ministère public.
Pour l’heure, le bilan humain définitif de cet accident aérien n’a pas encore été officiellement rendu public par la compagnie aérienne ou les services de l’aviation civile. De même, les causes exactes du crash, défaillance technique, facteurs météorologiques ou erreur humaine demeurent inconnues à ce stade. Une enquête technique et administrative est attendue dans les prochaines heures sous la conduite des services spécialisés du ministère des Transports afin de déterminer l’enchaînement des faits ayant conduit à cette tragédie.
C. K. L.
