Crise humanitaire dans l’Est de la RDC: L’armée rwandaise transforme les villes de Goma et Bukavu en cimetière (Briefing presse)

La crise sanitaire a fait l’objet du Briefing presse, tenu ce 27 février, sur la situation sécuritaire dans les Nord et Sud- Kivu. Il a été animé par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya et le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba.

Les deux membres du Gouvernement congolais se sont exprimés sur le drame qui a lieu cet avant midi à Bukavu après que les rwandais leurs pantins AFC-M23 aient tenu un meeting sur la place de l’indépendance.

D’après le gouvernement congolais, les militaires rwandais ont jeté une bombe sur la population qui scandait les chansons hostiles à l’occupation étrangère. Le bilan provisoire de cette barbarie a fait état de 6 morts sur place dont une vingtaine de blessés. Une situation qui vient démontrer que les populations congolaises vivent dans une terreur sans précédent, depuis que l’invasion rwandaise dans les villes de Goma et Bukavu.

Les élèves sont recrutés et amenés par force pour renforcer les rangs des terroristes. Chaque jour qui passe, on registre au moins 10 morts. Les chiffres ne font qu’augmenter. Pour la ville de Goma, les services du ministère de la Santé ont avancé le chiffre de 8500 morts et 4500 blessés.

Pour faire face à cette crise, le ministre Roger Kamba a révélé que grâce aux partenaires de la RDC, OMS, un couloir humanitaire a été obtenu afin d’apporter une assistance aux victimes de l’aventure criminelle rwandaise. D’après Samuel Roger Kamba, ces blessés sont pris en charge par le gouvernement congolais, car ils ne peuvent pas être laissés dans les mains de leurs bourreaux.

Des défis sanitaires amplifiés par l’insécurité

Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a détaillé les obstacles rencontrés pour acheminer l’aide médicale aux populations de l’Est du pays. Il a souligné l’implication des organismes des Nations Unies et des partenaires bilatéraux dans la fourniture de kits de traumatologie, mais a déploré que la piste d’atterrissage de Goma soit endommagée, rendant les livraisons difficiles.

« Nous devions livrer des équipements et des médicaments, mais à cause des conditions sécuritaires, nous avons dû trouver une autre voie. Kigali a été une option, mais cela rallonge le trajet et augmente les coûts,» a révélé le ministre.

Le ministre a également précisé que les zones de santé de Nyiragongo sont parmi les plus touchées et difficiles d’accès. Malgré tout, les équipes médicales restent sur place et continuent de fournir des soins aux blessés.

Un appel à la vigilance et à la mobilisation internationale

Face à cette situation, les deux ministres ont appelé la communauté internationale à agir davantage contre les exactions du Rwanda et du M23. Patrick Muyaya a assuré que des preuves sont documentées et seront utilisées le moment venu pour poursuivre les responsables devant les juridictions compétentes.

Le gouvernement congolais reste déterminé à ne pas céder aux pressions et réaffirme son engagement à défendre la souveraineté du pays face aux agressions extérieures.

C. K. K.

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