Kinshasa a accueilli, le jeudi 15 janvier, une visite diplomatique à forte portée régionale. Le ministre angolais des Relations extérieures, Téte António, s’est entretenu avec le président Félix Tshisekedi dans le cadre d’une mission spéciale mandatée par João Lourenço, chef de l’État angolais et président en exercice de l’Union africaine. L’émissaire était porteur d’un message verbal destiné aux autorités congolaises, selon des sources officielles angolaises.
Cette démarche intervient alors que la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo demeure préoccupante. Malgré la multiplication des initiatives diplomatiques, les violences armées persistent et les accords de cessez-le-feu conclus ces derniers mois peinent à s’imposer durablement sur le terrain, notamment face à l’activisme du M23. Le contexte impose ainsi une mobilisation soutenue des partenaires régionaux.
En choisissant Kinshasa comme étape clé, Luanda entend maintenir son rôle de facilitateur dans la recherche d’une sortie de crise. La mission de Téte António vise à préserver les canaux de communication entre les parties prenantes et à encourager une reprise effective des échanges politiques, dans un environnement diplomatique marqué par une certaine lassitude face à l’absence de résultats concrets.
Cette initiative s’inscrit enfin dans une séquence diplomatique plus large, marquée par des consultations en cours sur plusieurs fronts. À l’approche de la rencontre de haut niveau prévue à Lomé le 17 janvier sous la médiation du président togolais Faure Gnassingbé, l’Angola mise sur la relance d’un dialogue national inclusif. Toutefois, la participation de certains acteurs politiques congolais, notamment de l’opposition, reste conditionnée à des préalables qui pourraient compliquer la dynamique recherchée.
CK
