Une nouvelle zone de tension s’ouvre entre les États-Unis et le Rwanda.
À Washington, l’option de sanctions ciblées contre Kigali est désormais ouvertement débattue, signe d’un net refroidissement diplomatique entre les deux partenaires.
En cause : la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, que les autorités américaines relient au non-respect d’engagements pris dans le cadre des accords de paix conclus fin 2025.
Selon plusieurs sources proches du dossier, l’administration américaine travaille sur des mesures restrictives visant des responsables rwandais jugés centraux dans l’appareil sécuritaire.
Ces sanctions, encore à l’état de projet, traduiraient la volonté de Washington de faire pression sur Kigali, accusé de conserver une influence indirecte sur les zones contrôlées par le M23, malgré les engagements diplomatiques récents.
Au Congrès, cette ligne gagne en fermeté.
Le représentant Chris Smith, figure influente sur les questions africaines, pousse l’exécutif à transformer ces avertissements en actes concrets. Sa récente rencontre avec le président congolais Félix Tshisekedi s’inscrit dans ce contexte de réalignement stratégique. En filigrane, Washington cherche à rappeler que le non-respect des accords régionaux pourrait désormais entraîner des conséquences diplomatiques, politiques et économiques majeures pour Kigali.
CK
