La réaction américaine à l’adhésion de Kinshasa à l’initiative de trêve portée par le président angolais João Lourenço met l’accent sur la crédibilité du processus. Pour Washington, l’annonce d’un cessez-le-feu ne saurait suffire : la suspension immédiate des combats et l’arrêt des frappes de drones constituent désormais le test décisif de la volonté des parties. Les autorités américaines estiment que la protection des civils doit primer dans cette phase sensible.
S’exprimant sur X (anciennement Twitter), Massad Boulos, Conseiller principal américain pour les affaires africaines et arabes, a exhorté les protagonistes à transformer les engagements en résultats tangibles. Il a appelé à une cessation immédiate des hostilités, soulignant que les attaques de drones continuent d’endeuiller des populations déjà fragilisées par des mois d’instabilité.
Au-delà de l’arrêt des violences, Washington insiste sur l’activation rapide du mécanisme de surveillance et de vérification convenu à Doha. Pour les États-Unis, ce dispositif doit garantir un suivi rigoureux des engagements et prévenir toute reprise des affrontements. Si la dynamique diplomatique est jugée encourageante, seule une accalmie vérifiable sur le terrain permettra d’asseoir durablement la confiance entre les acteurs.
CK
