Reprise des combats dans l’Est : l’armée accuse le M23 et pointe une menace sur la médiation régionale

Le fragile processus de désescalade engagé pour stabiliser l’est de la RDC traverse une nouvelle zone de turbulences. Dans un communiqué publié le 20 février, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment que des attaques ont été menées les 18 et 19 février contre leurs positions au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. L’armée congolaise attribue ces offensives au M23, qu’elle accuse d’agir avec l’appui de l’armée rwandaise, dénonçant ainsi une violation du cessez-le-feu proposé dans le cadre de la médiation angolaise.

Selon le porte-parole a.i. des FARDC, le lieutenant-colonel Mak Hazukay, les combats ont ciblé des positions considérées comme stratégiques. Dans le territoire de Walikale, à Ihula, ainsi que sur plusieurs collines du territoire de Rutshuru, les affrontements auraient été particulièrement intenses. La situation sécuritaire se serait également dégradée sur les Hauts Plateaux de Fizi-Uvira, au Sud-Kivu, où des accrochages ont été signalés à Mikenge et à Kalonge.

Pour l’état-major congolais, cette reprise coordonnée des hostilités risque de compromettre les efforts diplomatiques en cours et d’ébranler la dynamique régionale de sortie de crise. Alors que les initiatives de médiation visaient à instaurer un climat propice au dialogue, Kinshasa estime que ces nouveaux développements pourraient retarder toute perspective d’apaisement durable dans une région déjà marquée par des cycles récurrents de violences.

CK

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