En marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, Félix Tshisekedi et Cyril Ramaphosa ont tenu un échange à forte portée diplomatique, marqué par la volonté de consolider l’axe Kinshasa–Pretoria le dimanche 15 février. Cette rencontre bilatérale a permis aux deux dirigeants de passer en revue les priorités communes, tant sur le plan sécuritaire que politique, dans un contexte régional tendu, notamment dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Au centre des discussions : la situation sécuritaire dans les provinces du Kivu et le soutien de l’Afrique du Sud aux initiatives de stabilisation en RDC.
Pretoria a réaffirmé son attachement au respect de l’unité et de l’intégrité territoriale congolaises, tout en condamnant la progression des groupes armés actifs dans la région. Les deux chefs d’État ont également évoqué le retrait progressif du contingent sud-africain engagé au sein de Monusco, un processus que Ramaphosa a tenu à expliquer à son homologue dans un souci de transparence et de coordination.
Au-delà de la dimension sécuritaire, les échanges ont porté sur les perspectives économiques stratégiques, notamment la nécessité d’élaborer une position africaine concertée sur les minéraux critiques.
Kinshasa plaide pour une transformation locale accrue et la mise en place de chaînes de valeur régionales afin de mieux capter les bénéfices liés à l’exploitation des ressources. Cette convergence de vues s’inscrit dans une approche multilatérale assumée, en phase avec les ambitions de l’Union africaine et les objectifs de développement fixés à l’horizon 2063.
CK
