Depuis sa nomination à la tête de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), la professeure Espérance Bayedila s’illustre par une gouvernance jugée brutale, arrogante et dangereusement politisée. Pour de nombreux observateurs, la nouvelle rectrice ne se contente plus de diriger une institution académique : elle semble engagée dans une entreprise de règlement de comptes, au mépris des lois de la République et de la stabilité nationale.
Licenciements massifs : une décision antisociale et provocatrice
Le licenciement de plus de 200 agents, décidé sans pédagogie ni concertation, est perçu comme un acte antisocial grave, en contradiction flagrante avec la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui prône l’emploi des jeunes et la justice sociale.
Pour plusieurs analystes, cette mesure ne relève ni de la réforme ni de la bonne gouvernance, mais plutôt d’une logique punitive et revancharde, dirigée contre l’héritage du professeur Jean-Richard Kambayi, dont la gestion avait, selon certains professeurs, neutralisé des réseaux de magouilleurs et mis fin à l’instrumentalisation politique de l’UNISIC.
Une stratégie de communication assimilée à une humiliation publique
Ce qui choque davantage, c’est la méthode. Au lieu de s’en tenir aux canaux administratifs et institutionnels, la rectrice Bayedila a choisi d’exposer des décisions sensibles dans les médias et sur les réseaux sociaux, livrant des noms et des profils à la vindicte publique.
Cette démarche est interprétée comme une volonté délibérée d’humilier, de salir et de discréditer, en particulier deux cadres de la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC), Dieunit Kanyinda et Jessy Kabasele.
Le recours à des communicateurs et journalistes pro AFC-M23 : la ligne rouge franchie
La gravité de la situation atteint son paroxysme avec le recours à des journalistes et communicateurs réputés proches ou favorables à l’AFC-M23, un mouvement armé responsable de l’insécurité et de la mort de milliers de Congolais à l’Est du pays.
Pour de nombreux observateurs, utiliser des relais médiatiques soupçonnés de sympathies avec l’AFC-M23 pour attaquer des cadres engagés au front médiatique contre l’agression rwandaise constitue une provocation grave, voire un défi ouvert aux services de sécurité de la RDC.
Ce choix est perçu comme un acte politiquement irresponsable, moralement indéfendable et dangereusement antipatriotique.
Rappel des faits : une nomination régulière, méritée et légale
Contrairement aux accusations avancées par la rectrice, Dieunit Kanyinda et Jessy Kabasele ont été régulièrement nommés assistants à l’UNISIC, sur base de leurs prestations académiques lorsqu’ils étaient étudiants, mais aussi de leur flair intuitif, de leur excellence professionnelle et de leur parcours élogieux en communication et journalisme en République démocratique du Congo même dans certaines institutions internationales.
Leur nomination n’a violé aucune disposition légale ou réglementaire, contrairement aux insinuations propagées. Leur crédibilité professionnelle et leur engagement patriotique sont reconnus partout où ils sont passés, notamment dans le combat médiatique contre la désinformation et l’agression étrangère.

Une rectrice qui se croit au-dessus de la loi ?
Plusieurs voix dénoncent une attitude de toute-puissance de la professeure Bayedila, qui agirait comme si elle se plaçait au-dessus des lois et des procédures. Son ancien rôle de conseillère en communication de l’actuelle ministre de l’ESU est cité par certains comme un facteur expliquant ce sentiment d’impunité.
Mais pour les observateurs avertis, cette proximité passée ne saurait justifier ni les abus, ni l’arbitraire, ni l’instrumentalisation d’une université publique à des fins politiques ou personnelles.
Le silence de la tutelle, un risque de complicité
Dans ce contexte explosif, la pression monte sur la ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Pour de nombreux acteurs académiques et politiques, le silence de la tutelle devient assourdissant et pourrait être interprété comme une caution tacite, voire une complicité.
L’UNISIC, temple du journalisme et de la communication, ne peut devenir un laboratoire de règlements de comptes, encore moins une plateforme de relais de narratifs proches de l’ennemi.
JEK
